•   Ami lecteur, Je reprends la parole après un temps de silence.

      L'Alliance Confortiste Française est en attente, par manque de moyens et de bonnes volontés. C'est très difficile de créer un parti - il faut de l'argent, du temps, et surtout une couverture médiatique... Ce n'est pas une raison pour baisser les bras, mais avant de vouloir ouvrir des entreprises solidaires, l'ACF s'est recentrée sur la question de la taxe de la finance déréglementée, qui pèse environ 720 000 000 000 000 de dollars !

      A l'heure où les Etats sont fortement endettés, ainsi que les citoyens, il est vain de vouloir encore pressurer les pauvres ! L'argent s'est concentré dans cette nouvelle économie, et il est temps d'en récupérer une partie, ou nous finirons étranglés par le capitalisme, esclaves de banques qui alignent, elles, des centaines de milliers de milliards de dollars !

      Nous avons donc ouvert un nouveau blog, http://aveccescentmillemilliardsdedollars.over-blog.com (ce qu'une taxe à 20% sur les produits financiers déréglementés rapporterait, environ) avec comme mot d'ordre de relancer la contestation mondiale de la finance.

      Nous voulons organiser une manifestation tous les dimanches devant la Bourse de Paris, jusqu'à ce que nous soyons entendus ! Il est temps de rééquilibrer l'économie !


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  • [Sans titre]

    Les lois relatives à la lutte contre les discriminations s’enchaînent, sans véritable résultat. Aujourd’hui, en France, les femmes sont généralement moins bien payées que les hommes ; et les discriminations sont telles qu’on conceptualise des CVs anonymes – inutiles, puisqu’ils sont suivis d’un entretien d’embauche.

    Nous proposons que le testing soit utilisé largement afin de repérer les politiques racistes, sexistes, etc… dans notre société, et que les coupables (les responsables de ces politiques) soient punis non pas par une amende comme aujourd’hui, mais par de la prison ferme. Il n’y a que cette solution pour décourager ces pratiques.

    Pourquoi ? Parce que les esclaves n’ont pas pu demander gentiment leur liberté. Les discriminations sont le pendant d’un restant d’esclavage, sexiste notamment, et doivent être combattues car elles désespèrent notre civilisation.


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  • Une maison économe en ressources naturelles, ultra rapide à fabriquer, consommant très peu d’énergie pour 800 euros,  tel est l’objectif un peu fou du projet Pinwheel House. Une maison sur roues un peu précaire conçue pour héberger des réfugiés mais qui pourrait être une solution à bien des problèmes de logement dans le monde.

    Une maison low cost pour réfugiés

    maison-1khouse-pinwheel-post-catastrophe

    Au départ l’idée, germée au (MIT (Massachusetts Institute of Technology), était d’offrir aux réfugiés de catastrophes naturelles une vraie maison ultra légère et rapide à mettre en place comme refuge. Mieux qu’un abri sommaire, et de quoi mettre fin aux camps de tentes qui s’éternisent, cette maison « en dur » est le prototype d’une maison révolutionnaire.

    Les caractéristiques de la maison à 800 euros

    Ce qu’on remarque, c’est bien sûr son prix exceptionnellement bas ! Ce prix a été rendu possible par le principe du kit d’éléments à assembler : pour monter la maison, on assemble des modules de 13 m² les uns avec les autres. Comme des Lego, ces blocs de base sont fixés à 90° les uns aux autres selon différentes combinaisons pour constituer les différentes pièces de la maison.

    image Maison réfugiés : fastcodesign

    Ces blocs de base sont réalisés avec des murs en briques creuses en terre, renforcés par des barres d’acier. La structure de la maison est couverte par un plafond en bambou et un toit ondulé.  Les poutres en bois des caissons résistent à un séisme de magnitude 8.

    La Pinwheel house est une maison qui a été pensée au départ comme un maison sur roues  destinée à accueillir des réfugiés. Un prototype a été installé en Chine, dans le Shihuan : très faciles à construire, les premières habitations de ce type, étudiées pour loger vite et de façon durable des familles chinoises ont été proposées au prix de 5925 dollars (4300 euros).

    Test réussi mais désormais le défi consiste à les construire à un encore plus faible coût : 1000 dollars, soit environ 800 euros.

    Un espoir pour les populations pauvres et fragilisées

    On ne sait pas si la maison à 1000 dollars résistera bien au vieillissement mais du fait de sa flexibilité et de son prix de revient si bas , ce prototype de maison révolutionnaire ouvre une nouvelle voie à la réflexion sur l’habitat low cost et l’accueil de réfugiés.


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  • Pour des discothèques dans toute la France

      Connaître les besoins du peuple : voici la base de l’activité politique, et de ce que nous essayons de faire. En rencontrant des personnes donc, et en parcourant la France, force est de constater que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne en matière de divertissement nocturne. De grandes villes, en banlieue parisienne, ne comptent pas même une boîte de nuit. La situation, en province, est souvent pire, et favorise encore l’exode rural.

      Les confortistes sont unis dans leur revendication d’une boîte de nuit pour tous, partout sur le territoire. Les municipalités doivent s’organiser afin de favoriser ou de monter des discothèques dans toute le France, afin que les jeunes et les moins jeunes puissent s’amuser ! Plusieurs arguments sont à considérer : premièrement, un aspect humain – il est injuste que certains de nos concitoyens ne puissent aller se rencontrer et danser le soir, alors qu’une demande existe ! Deuxièmement, les boîtes de nuit sont un aspect non-négligeable de l’économie et du tourisme. Il ne faut pas les sous-estimer ! Enfin, nous demandons que les autorités fassent tout leur possible pour que les discriminations à l’entrée des discothèques soient abolies, et que les boîtes puissent favoriser le lien et la cohésion sociales.


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  • Extrait de la section "Idées issues de la démocratie participative" du blog JRDF, par Nicolas Chelay.

    Une idée pour empêcher les fraudes électorales

      Et si c’était possible ? En réfléchissant un peu sur ce sujet, qui me touche énormément, j’en suis venu à élaborer un système qui pourrait, peut-être, marcher. En m’inspirant des techniques de fraude, j’en suis venu à la conclusion qu’il fallait, pour garantir le respect du vote des électeurs, comptabiliser précisément chaque vote, sans pour autant que celui-ci ne puisse révéler l’identité du citoyen en question.

      Ainsi est née cette idée de distribuer aléatoirement, via des tickets grattables, des codes eux-mêmes aléatoires, à chaque citoyen, quelques jours avant l’élection. Le votant devra alors inscrire au dos de son bulletin ce code, qu’il sera le seul à connaître. Durant le dépouillement du scrutin, les codes sont assemblés en une liste rendue publique; si le citoyen n’y trouve pas le sien, accompagné de son vote, il pourra ainsi intenter un procès pour fraude électorale, liste d’émargement et ticket gratté à l’appui (contresigné éventuellement par les autorités, après réception et avant découverte du code). De cette façon, il devient au moins impossible de « bourrer une urne ».

      Qu’en pensez-vous ?


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  • Extrait de la section "Idées issues de la démocratie participative" du blog JRDF, par Nicolas Chelay.

    Les systèmes de sécurité contre le vol et les agressions

      J’aimerais ici aborder un sujet sensible, et pourtant plutôt simple dans le rapport du citoyen et de l’Etat face à la sécurité et à la protection contre le vol et le cambriolage par exemple, et évoquer des moyens parfois très concrets de les appuyer.

       L’actuel gouvernement, en matière de sécurité, se targue d’une baisse des cambriolages, qui est surtout enregistrable sur la période 2002-2004… le journal Libération a par exemple mis en parallèle ces chiffres avec ceux, quasiment identiques, des autres pays européens. Quid de cette coïncidence ?

      Ce même journal évoque une théorie plausible, et presque officiellement reconnue : les systèmes de sécurité, et de protection des biens sont devenus de plus en plus performants, avec de nombreuses compagnies européennes qui ont relayé des technologies et des réseaux de gardiennage privés bien plus efficaces, notamment de 2002 à 2004.

       Si l’on pouvait aborder ce sujet de la sécurité et de protection des biens de chaque citoyen, sous un angle technique, on pourrait accorder que parfois, une bonne partie de la solution aux problèmes se trouve simplement dans la technologie -- et que l’éthique d’une politique se fonde aussi sur les moyens offerts à chacun pour y accéder. Mais qui peut accéder à ces nouveaux moyens de protection ? Il n’y a pas de service équivalent dans notre République, hormis tous les services de police, de gendarmerie, d’armée, mais on peut objecter que les taux d’élucidation des cambriolages sont très faibles en France. D’autre part, les services privés offerts par les banques, sont-ils un système équitable ? 

      Il reste donc la solution d’empêcher ces cambriolages, d’une manière étatique, et des systèmes de protection. Les riches ayant les moyens de se les permettre, investissent dans des caméras, des portails, des chiens de garde, des réseaux de vigiles ; dans une cité de banlieue, un appartement peut être fracturé avec une simple feuille radio pliée en deux. Le citoyen lambda porte plainte, la police daigne (ou non) venir faire une expertise, et après ? Il faut s’en remettre à la police scientifique ou plutôt il FAUDRAIT car les moyens pour retrouver un objet volé varient d’un citoyen à quelqu’un « d’important ». 

      L’Etat a son rôle à jouer dans ce gouffre démocratique et humain qui expose davantage au vol ceux qui n’ont pas les moyens de subvenir à leur protection intégralement, au moins grâce à des moyens concrets MAIS il ne faut pas perdre de vue que le vol, s’il ne peut plus être commis dans des appartements, aura tendance à se diriger davantage sur des victimes prises dans la rue… A ce sujet, la concentration absurde des caméras de surveillance (généralement, au moins dans de nombreuses villes de droite) dans les centre-ville, pour surveiller les commerces, et pas dans les zones sensibles, pourrait a contrario, si elle était réellement pensée pour protéger les citoyens des agressions et non seulement les banques, prévenir ce phénomène de transfert des cibles. 

      On sait également depuis la première bande de bandits de grands chemins qui se soit constituée, que le vol s’attaque fréquemment à tous les axes de communication. Ce qui concerne autant les automobilistes ou les cyclomotoristes que les usagers des transports en commun, les passants, les clients des restaurants ou les voyageurs dans les gares, les étrangers dans les lieux touristiques… 

      Il s’agirait donc pour l’Etat de financer ou de passer commande (afin de globaliser et de réduire les coûts) dans des systèmes d’alarmes qui seraient, par exemple, reliés à un service spécial lui-même relié aux différentes polices françaises. Concrètement, un boîtier transmetteur relié au téléphone, deux capteurs, quelques télécommandes constituent une bonne base à offrir à tous les citoyens souhaitant vivre en sécurité dans leur appartement. Attention ! Il ne s’agit pas d’offrir des armes mais de faire qu’un acte d’intrusion soit immédiatement signalé à la Police, et éventuellement déclenche une alarme sonore. 

      Quelle est la situation actuelle de ces systèmes de surveillance ? Ils sont vendus par des banques ou par des sociétés privées (qui ne sont cependant pas directement responsables de cet état de fait et sont souvent compétentes). La lutte contre le vol, qu’on le veuille ou non, reviendra toujours à se demander s’il ne faudrait pas créer une milice pour veiller, en permanence, sur les biens. C’est une préoccupation importante car la droite a tendance à s’en saisir pour promettre des policiers qu’elle n’envoie pas. 

      La technologie, ainsi qu’une bonne coordination entre nos nombreux et souvent estimables services publics et nos réseaux de de surveillance et de protection -- même parfois privés -- au moins pour lutter contre les agressions et les vols, sont des alternatives modernes à cette vieille conception du « garde » qui se change souvent en pratique en « mercenaire ». Grâce au téléphone, et à des moyens investis dans des services de coordination et de retransmission des informations, les confortistes pourront lutter contre l’un des plus féroces ennemis du peuple : le crime.

      Il y a de très nombreuses familles qui ne sont pas assurées, notamment dans les HLMs. Les bandes de cambrioleurs sont difficiles à retrouver, car elles ont mis à leur profit leurs connaissances des défaillances de nos différents services de maintien de l’ordre, notamment le fait que les informations aient du mal à être relayées d’une ville sur l’autre. Ils agissent donc rarement sur leur propre « territoire », et vont piller dans le département voisin par exemple. Puis changent à nouveau de département, etc… 

      La question de la sécurité, et même de la justice dans le cas où il faut retrouver quelque chose qui a été perdu, ou découvrir la vérité après un meurtre ou un enlèvement, a encore une fois une dimension politique : Il y a ceux qui comptent sur les cabinets de détectives privés pour orchestrer (ou parfois révéler) les guerres économiques, vols de brevets, etc… et, bien loin de tout ça, les préoccupations de millions de citoyens qui pleurent lorsqu’on leur a volé leur voiture ou qu’on a pris quelque chose chez eux.

      Ces questions ne sont pas si différentes fondamentalement, mais les conditions concrètes et économiques font qu’elles ont des répercussions plus graves encore par exemple dans des « foyers de misère » qui n’ont pas été suffisamment bien développés, d’un point de vue égalitaire, et qui font que ces zones, contrairement à ce qu’on peut penser de prime abord, sont souvent plus « victimes » que productrices de crime en elle-même; un viol en banlieue, dans une allée sombre, à trois heures du matin, est-il si différent d’une tentative ratée en plein jour, dans un lieu public ?

      Dans le premier cas, on pourra s’attacher à la personnalité du criminel, révéler qu’il a ou non des troubles psychiques, envisager son châtiment, mais il ne faut peut-être pas perdre de vue que dans l’équation de ce crime, il y a le fait que le service de protection policière, dans les banlieues, est mal assuré et trop orienté sur la défense des grosses entreprises et possessions privées, que certains services ne sont plus actifs à trois heures du matin, qu’il y a des défauts dans l’éclairage public et les plans d’urbanisme, et dans la disposition des caméras de surveillance. 

      Au fond, tout cela n’est pas très surprenant, car la question de la possession et de la protection de celle-ci a toujours été le noeud de la politique, et la source de nombreux traumatismes.


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  • Extrait de la section "Idées issues de la démocratie participative" du blog JRDF, par Nicolas Chelay.

    Contre les injustices dans la vente d'artifice

      Je souhaite rapporter ici un constat assez pointu d’un commerce en particulier : la vente de feux d’artifices, « pétards », et autres articles pyrotechniques. Exercice ardu s’il en faut car la plupart des français ne me semblent pas connaître les différentes réglementations en vigueur, lorsqu’ils ne se servent pas de leurs fusées « comme dans les dessins animés » (en les plantant dans le sol par exemple, comme des piquets, ou en allumant un soleil sur la table de leur cuisine).

      Etrangement, malgré donc ce qu’on pourrait penser de prime abord, ce ne sont pas tant les « graines de délinquants » qui se font des guerres de pétards ou (plus dangereux) de chandelles lance-boules qu’il faut craindre en premier, mais bel et bien les comportements parfois demeurés ou bien trop confiants de familles qui ont l’air tout-à-fait normales, et qui sont les premières à faire n’importe quoi avant de lire la notice.  

      Cette introduction mettra en avant l’un des points importants de la présentation que je tente de faire : OUI, l’artifice est dangereux par nature. La poudre noire explose, le carton se crève, les fusées filent très vite, les chandelles crachent des boules de feu. C’est un fait. Pour autant, doit-on se priver d’un instrument traditionnel s’il en est de la célébration populaire, doit-on en quelque sorte « priver le peuple d’un de ses jouets », qui n’était déjà autorisé que quelques jours par an, pour suivre les directives autoritaires d’un Ministère de l’Intérieur et d’un Ministère de l’Industrie qui ont peu à peu établi, dans ce domaine, un réseau inextricable et incontournable de décrets sécuritaires absurdes et injustes ?  

      Pour bien faire comprendre la situation, je vais devoir vulgariser un peu ce sujet en donnant la classification (heureusement fort simple) des artifices en France :  

      K1 correspond aux « petits pétards » qui peuvent être achetés par des mineurs, ainsi qu’à du tout petit artifice (pour donner un exemple, seules les plus petites fusées sont classées dans ce domaine)  

      K2, déjà, est réservé aux majeurs. C’est l’agrément le plus varié en définitive, on y trouve à peu près tous les types d’artifices et de pétards, y compris des compacts déjà assez imposants.  

      Pour utiliser de l’artifice du groupe K3 et supérieur, il est nécessaire de faire la demande auprès de la mairie, et de respecter encore plus scrupuleusement les règles basiques de la prévention ( pas de public à moins de quinze mètres des pièces, par exemple ). On trouve dans ce groupe des compacts ( tableaux ) de la classe supérieure, et des bombes ( artifice projeté par mortier, qui fait « l’effet palmier » ) d’assez gros calibre.  

      Le groupe K4 nécessite, pour l’utiliser et l’acheter, l’agrément de la mairie et une licence d’artificier.  

      On voit d’après cette brève présentation que le secteur de l’artifice est déjà très classifié et que l’achat et l’utilisation des pièces ne sont pas facilités. J’ajoute que dans le groupe K1, les pétards sont encore subdivisés en articles autorisés pour les moins de seize, douze, dix et huit ans. Quelle est, ou plutôt quelle était, la situation en France face au respect de ces réglementations ? C’est là que se trouve le nœud secret de ce problème légal et financier : Dans les entreprises officielles et déclarées qui pratiquent la vente de ces articles, déjà, la situation est très difficile (j’y reviendrais plus tard), MAIS il faut prendre en compte tous les supermarchés, stations-services, bureaux de tabac et solderies qui, à l’approche des fêtes, bradent ces articles.  

      La comparaison entre ces deux « types » de commerce est très intéressante : Alors que les uns déclarent leur stock, sont astreints à une limite, à un point d’eau situé au maximum à une dizaine de mètres, à des caisses en métal pour le stockage et des présentoirs agréés (et hors de prix) pour la vente, les seconds… n’ont rien. Aucune sanction, rien, on les laisse tranquillement vendre leurs pétards dans des conditionnements à moitié déchirés, accessibles au ras du sol ou au comptoir par n’importe quel gamin, et vendu à n’importe qui (cher, en plus), sans souci de l’âge…

      Le résultat ? Des commerces spécialisés qui périclitent et tout un secteur du commerce français qui est sacrifié aux vendeurs de sacs tout fait en supermarché, qui sont des arnaques caractérisées à mon humble avis (une belle boîte pour trois artifices et deux fusées fabriquées en Chine…). Le résultat ? Nos fêtes, de ce 31 Décembre au 14 juillet, ont perdu de leur éclat et un peu de leur joie. Le résultat ? Des petits commerçants compétents qu’on harcèle jusqu’à ce qu’ils cessent leurs activités, sous couvert de respect des décrets ministériels et de la lutte contre le terrorisme, tandis que les terroristes peuvent se servir sans problème en poudre noire dans des solderies, et les gamins en énormes pétards qui leur arracheront la main. Les adultes, eux, iront se faire arnaquer dans des supermarchés. 

      Je sais que ce sujet peut sembler puéril ou mineur à certains, mais il est à la croisée des directives sécuritaires de Sarkozy, et du bien-être de la population française, et montre bien les dérives du système : le marché est devenu faussé, dangereux, réservé aux incompétents fraudeurs et dur envers ceux qui s’étaient pourtant déjà astreint à de très nombreuses normes de sécurité. Aujourd’hui, c’est autour de la « matière active » que se joue la désertification des marchands d’artifices; on ne les laisse plus en garder sur l’ensemble de leurs produits qu’une quantité infime, pour les forcer à arrêter leur commerce. Mais aucune sanction ou aucun contrôle à l’horizon pour les vendeurs occasionnels… 

      J’ajoute que certains gros distributeurs ont été rachetés par des firmes majoritairement américaines, y compris dans d’autres secteurs du domaine de la « fête », avec également des conséquences absurdes (les nouveaux « propriétaires » font des choix irraisonnés dans les produits qu’ils tuent et ceux qu’ils conservent, détruisant des particularités qui assuraient jusque là leur succès). Enfin, pour rester sur le domaine de l’artifice, que les « gros contrats » types feux de mairie pour le 14 juillet par exemple, sont inaccessibles à de nombreux artificiers car les appels d’offre sont truqués, comme de nombreuses activités en mairie, réservés à des entreprises qui ont su bien se faire voir des administrateurs, plutôt que d’être compétitives et compétentes.


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  • Extrait des clips de campagne de Ségolène Royal en 2007. L'ACF, sur ce coup, se range du point de vue des socialistes !


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  • Extrait de la section "Idées de la démocratie participative" du blog JRDF,   par Nicolas Chelay.

       Voici une autre idée périphérique, sociale, et à mon avis pas si annexe que ça. J’avoue avoir été influencé par le modèle américain, mais le fait de conclure un cycle d’études – comme par exemple celui du lycée – par un grand bal de fin d’année me semble excellente. On n’aurait presque pas envie de la détailler : Liens fondateurs entre les élèves, intérêt culturel, motivation supplémentaire des élèves pour finir leur cursus…

      Il faudrait en effet l’adapter à notre modèle scolaire, et ne pas oublier que de pareilles expériences sont déjà menées dans divers établissements, parfois même au collège et à l’école primaire. Mais ce sont des initiatives isolées… Alors que les bals de promotion universitaire sont légion, il me semble que notre école reste à cet égard trop froide envers ses élèves, jusqu’à la fin du lycée.

      Prenons encore l’exemple américain, qui a su à cet égard mettre en application des idées concrètes de gauche, en faisant appel à la démocratie locale, et au tissu interne des administrations et des écoles ; les kermesses, bals et autres rassemblements tels que les réunions d’anciens élèves, sont des initiatives peu coûteuses, pas si difficiles à mettre en place, et qui au final, font peut-être la différence, d’un point de vue humain.

      On parle de précarité, mais des gamins sortent du lycée, comme ça, sont éparpillés dans des écoles supérieures sans qu’on immortalise leur dernière classe d’ « enfant », en un sens. Des initiatives comme les albums photos de fin d’année, en ce sens, sont à la fois dérisoires d’un point de vue financier, et finalement très fédératrices. Non ?

       Revenons à nos bals. A la fin de la terminale, dans des locaux qui en jettent (et chaque mairie en a), si possible au sein de l’école bien sûr, un bal de fin d’année – dont la composition musicale prête forcément à débat, il faut le noter, ex : Punk, Rap, Techno ? – regroupant tous les élèves des terminales, en une ultime soirée, après le passage du Bac…

      Ce serait, possiblement, une profonde modification dans la structure de l’école, du point de vue comportemental des rapports entre les élèves. Et ne parlons même pas, évidemment, de l’initiation sexuelle des adolescents (pas si facile, et qu’il faut bien prendre en compte aussi, un peu). 

      Voilà. Je souhaite vraiment que cette idée soit retenue ; si les années à venir sont noires en attendant un rebond économique, au moins, on pourrait toujours laisser les gamins s’amuser un peu après qu’ils aient passé leur Bac. Ca leur remontera le moral (surtout à ceux qui ne l’ont pas eu, héhé) 


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  • Extrait de la section "Idées de la démocratie participative" du blog JRDF,   par Nicolas Chelay.

    Pour le rétablissement du double affichage des prix

      Je voudrais rappeler ici une mesure prise sous le gouvernement Jospin, qui a été abrogée et trop vite oubliée : Elle concernait le prix d’achat au producteur des aliments tels que fruits et légumes, et résultait d’une crise sociale avec les agriculteurs, qui en synthèse, criaient famine. 

      Pendant à peine quelques mois, j’ai vu cette mesure appliquée, c’est-à-dire que les grandes surfaces devaient afficher les prix auxquels elles achetaient les fruits et légumes aux producteurs, et qui étaient en effet édifiants : un rapport allant jusqu'à 10 entre le prix d’achat et le prix de vente - 10 sur les tomates, par exemple. 

      Il faudra convenir que cette disparité, si elle est le fondement du commerce, est également un moyen d’exploiter sans merci (et donc en incitant à l’emploi de pesticides, OGMs, travail non déclaré et autres « accélérateurs ») les agriculteurs.

      Je propose donc de réinstaurer ce double affichage, qui est une honte générale pour les grandes centrales de distribution, et les incitera sans doute (comme auparavant) à mieux modérer leurs marges, afin de respecter les exploitants. Ceci rognera forcément sur leur chiffre d’affaires, mais c’est une condition primordiale et préalable pour pouvoir contrôler efficacement le niveau de qualité des produits français, ainsi que la survie et la prospérité des petits producteurs français…


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  • Extrait de la section "Idées de la démocratie participative" du blog JRDF,   par Nicolas Chelay.

    Pour une utilisation positive des graffitis

      Ici, je voudrais exposer différents points de vue sur un phénomène à mi-chemin entre l’expression artistique et parfois politique, et la dégradation des biens souvent publics, à savoir les « grafs » et les « tags ».

      Basiquement, un grafeur essaie de reproduire une image, alors qu’un tag n’est souvent qu’une signature ou une insulte.

      Les grafeurs et les taggeurs ne sont pas à mettre dans le même sac donc, et j’aurais tendance à dire qu’il faudrait privilégier énormément les grafeurs en France, et lutter contre le « tag sauvage », mais c’est sans doute un point de vue manichéen.

      D’un point de vue juridique et historique, le fait d’occuper de l’espace public, un mur par exemple, avec un message, fut-il poétique ou obscène, a toujours été illégal. Le « taggage » a donc toujours eu une résonnance rebelle et consciemment hors des lois républicaines.

      Pour autant, il ne faut pas conclure d’après ce logique état de fait juridique, que tous les taggeurs et les grafeurs sont des délinquants, et bien comprendre la dimension artistique de ces phénomènes d’expression urbaine, qui varie de l’inutilité souvent vaseuse et ordurière des tags obscènes dans les toilettes des bars à de gigantesques fresques futuristes ou des visages de poètes ou politiciens humanistes célèbres réalisés par quelques grafeurs émérites, en quelques heures, sur le bord d’un mur de terrain vague ou d’un tunnel de train.

      Ce sont ces oeuvres-là que je me permettrais de défendre dans ce message. Face à la morosité urbaine de certaines villes (et pas qu’en banlieue parisienne), quelle place pourrait tenir le fait que les immeubles soient peints, au moins sur l’une de leurs façades, et décorés avec des oeuvres grafées, entretenues, qui changeraient même peut-être d’année en année ?

      Il y a une dimension psychologique inédite dans ce projet, mais également une autre plus subtile : les grafeurs pratiquent en effet généralement un code du respect de l’espace utilisé. Ils ne vont pas tagger sur un graf, ou exécuter une fresque sur une autre dans le cas qui nous intéresse.

      Dans tous les cas, c’est une manière qui me semble utile de canaliser des talents dans une optique positive; c’est également une transformation visible, massive et humaniste, tout autant qu’un « recours » esthétique assez peu conventionnel. Mais je pense personnellement que bien menée, elle permettrait une éclosion encore accrue de la culture dans certaines villes et quartiers.

      Sans vouloir ramener un sujet aussi général à un exemple, je citerais néanmoins le mien, habitant non loin d’un énorme théâtre municipal sur lequel, sur toute une façade, le portrait d’André Malraux est affiché, juste au-dessus d’une de ses phrases : « La culture ne s’hérite pas. Elle se conquiert. »

      C’est ce genre d’utilisation positive de l’espace, à contre-courant du parasitisme publicitaire et de l’alarmisme sécuritaire, que je propose dans une optique à la fois esthétique et logique, afin d’opposer la vraie créativité et le talent des grafeurs à la fâcheuse tendance des taggeurs à salir le mobilier urbain avec leurs signatures débiles.

      Il faut néanmoins, pour ne pas simplifier le problème, signaler que les grafeurs ont souvent été d’anciens taggeurs. Et que face aux services de nettoyage des transports, de nombreux taggeurs ont versé dans l’égratignage de vitres à l’aide d’une clé par exemple, bien plus coûteuse en définitive car elle force à changer les vitres d’un compartiment entier, voire de plusieurs parfois.

      Personnellement, n’ayant pas décelé d’intérêt artistique dans cette pratique qui relève à mon sens du vandalisme aggravé, je ne vois pas de moyen pour l’utiliser positivement. 


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  • Pour un Grenelle biannuel

      D’un point de vue macroéconomique, à l’échelle d’une société, le principe du Confortisme est simple : il s’agit de soutenir la demande (= le pouvoir d’achat) afin de générer une bulle de commerce qui résorbera le chômage et financera l’Etat. Celui-ci, par la suite, pourra s’occuper de l’investissement public et de la redistribution de ses rentrées fiscales.

      Afin d’atteindre cet objectif, un procédé et une méthode sont vitaux. Le procédé, c’est celui de la centralisation de tous les commerces par informatique, qui permettra la déclaration conjointe de tous les prix. Ce faisant, il devient possible de les bloquer et de les contrôler.

      La méthode pour soutenir la demande, elle, passe par une négociation tripartite biannuelle avec tous les partenaires sociaux, ceci afin, dans un premier temps au moins, d’amener à une hausse d’environ 20% de tous les salaires. Cela devrait suffire à impulser l’air économique de la bulle de commerce initiale.

      Cette technique a déjà été utilisée : en 1936 avec le Front Populaire, en 1968 sous le président De Gaulle – les accords de Grenelle. Hélas, ces efforts ont été ruinés, dans ces deux cas, par la hausse des prix qu’ils ont engendrés. Cette hausse, cette boule de neige d’inflation, pouvant même faire empirer la situation initiale, puisqu’elle s’auto-alimente.

      Inflation jugulée, donc, par une politique autoritaire en matière de prix. Par la suite, nous voulons augmenter d’environ 20% tous les salaires par le biais de négociations tripartites. Enfin, nous nous assurerons de la pérennité de ce système par la répétition de ce processus, tous les deux ans.


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  • Pour un meilleur sommeil

      Nous consacrons un tiers de notre vie à dormir et à nous reposer. Ce qui peut paraitre banal et déjà acquis – une bonne literie – n’est hélas pas le lot commun. Des millions de personnes, en France, ne vivent pas « chez eux » ; qu’ils soient placés dans une maison de retraite, un hôpital, un centre d’hébergement ou un prison, ces personnes sont souvent exposées à des matelas, des draps, des couettes et des oreillers de mauvaise qualité, quand ils ne sont pas d’une hygiène douteuse (et dangereuse). Or, le sommeil est important : il permet la détente du corps, la régénération du cerveau, la libido… la volonté d’améliorer le sort de ses semblables ne peut faire l’impasse sur un ressort aussi central de notre existence ! L’investissement, du reste, pour ceux qui disposent de leur propre literie, dans un matelas par exemple, est coûteux !

      Les confortistes demandent donc deux choses : qu’on impose une norme de literie et d’hygiène dans les établissements publics et privés ; qu’on prévoie, enfin, de bons matelas pour aider les ménages les plus démunis.


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  • S'assurer de la présence des animaux de compagnie

      On est parfois tenté de s'épancher un peu, lorsque la douleur vient. La perte récente de ma chienne m'aura au moins fait réaliser son importance. Je pense que celui qui ne réalise pas la force du lien qui peut unir un animal à un être humain n'a pas un grand avenir en politique. Je repense à ces personnes âgées, notamment, que j'ai croisées durant mes années de militantisme socialiste. Au nombre de leurs demandes, revenait fréquemment cette question : si je vais en maison de retraite, que deviendra mon animal ?

      La question des maisons de retraite méritant à elle seule des pages entières, je l'omettrai volontairement pour l'instant. Une chose est sûre : en ce monde parcouru par tant d'horreurs et d'atrocités, la douce innocence d'un animal est un réconfort dont personne ne doit être privé. Les confortistes font leur cette revendication : dans les structures que nous créerons, et peut-être que nous influencerons si nous gagnons du pouvoir, on ne séparera jamais un animal de compagnie de son maître ! Car pour de nombreuses personnes, il s'agit d'un membre à part entière de leur famille, un être fidèle et dévoué, toujours disponible. La science elle-même a fourni nombre d'études prouvant l'efficacité des animaux de compagnie sur le moral et, par là même, sur la santé d'un individu.

      Alors, ne nous privons pas de la joie que peut procurer une boule de poils baveuse, et assurons-nous que tous les français pourront vivre avec leur animal. Plus profondément, il faut nous assurer que les soins vétérinaires sont accessibles pour tous, et pourquoi pas prévoir, même, de la nourriture de dépannage pour les plus démunis !

      Voilà un moyen de secourir nombre de nos compatriotes, dans des temps difficiles ! Afin que la tendresse animale soit toujours à nos côtés !


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  • Pour une tribune municipale hebdomadaire

     

                La démocratie, nous en sommes convaincus, est le meilleur des systèmes. Mais notre régime est-il vraiment démocratique ? L’un des fondements du confortisme est l’intelligence collective, la recherche de la complémentarité des points de vue et des opinions. Pourquoi ? Parce que, à notre sens, un million d’avis valent mieux que cent. Parce qu’il ne suffit pas d’être élu pour avoir des idées. Parce que votre voisin ou votre collègue peut avoir son plan sur l’économie ou la politique.

              Quelle chance notre système laisse-t-il à ce phénomène d’intelligence populaire ? Des élections. C’est-à-dire qu’à moins d’avoir un pactole et un réseau, le citoyen a peu de chance de pouvoir s’exprimer par lui-même. Des députés : 1 pour plus de 100 000 français. Des conseils municipaux, dans lesquels il est même interdit d’applaudir ! Des conseils de quartier, enfin, dirigés par la municipalité et désertés par des citoyens qui ne leur font pas confiance.

                Quoi d’autre ? Les jeunes ont leurs conseils – où ils ne sont scrupuleusement pas entendus. Restent les associations et les partis politiques. Quant à ces derniers, loin de vouloir tous les mettre dans le même sac – à titre personnel, j’ai constaté que la démocratie interne était plus présente à gauche qu’à droite – force est de constater que, pour ce qui est de la démocratie participative ouverte à tous, seul le Parti Socialiste a initié de vrais débats populaires, en 2007. Et ceux-ci ont eu, du reste, un fonctionnement variable : peu de moyens, de fréquentation, et surtout une méthode synthétique oubliant en chemin nombre de propositions. Reste Internet, où les citoyens ont pu s’exprimer un peu… mais où sont-elles passées, les propositions participatives de 2007 ? Elles devraient être accessibles pour tout le monde, consultables facilement. Il n’en est rien.

                Que proposer de constructif, alors ? L’ACF plaide pour que, dans chaque ville, dans chaque arrondissement, dans chaque quartier peut-être, une tribune soit érigée chaque semaine, laissant la parole aux citoyens désireux de la prendre. Sur la base d’un tour de parole de quelques minutes pour chaque personne, une fois par semaine, durant quelques heures – le samedi, de 20 heures à 23 heures par exemple – ce processus étant mentalement assez dense, il ne faut donc pas le prolonger trop - ces tribunes recueilleront les propositions citoyennes, et les enregistreront en vidéo afin de ne pas les déformer. Surtout, elles devront être fréquentées et reliées aux instances représentatives – députés, maires, etc… et, peut-être même, animées par elles.

                Voilà, à notre sens, un manque crucial dans notre « démocratie », qui permettra à tous de faire passer leurs idées autrement que par le vote ou l’appartenance à un parti.

     


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  • Contre les partenariats public-privé actuels

     

      Je transmets ici un article sur les PPP, du Canard Enchaîné, qui résume tout-à-fait le bien que je pense de ces pratiques. Si l’idée mérite d’être creusé, peut-être, les pouvoirs publics devraient d’abord apprendre à négocier de bons prix, pour l’intérêt du public :

      En voilà une belle idée pour planquer la dette ! Depuis 2008, le père la rigueur Sarko a mis le turbo sur les chantiers public-privé : des facs, des prisons ou des hôpitaux sont payés, non par l’Etat, mais par un poids lourd du BTP, auquel l’Etat verse ensuite un loyer. « Une bombe à retardement » qui coûtera « 60 milliards d’euros d’ici à 2020 », estime « Le Parisien » (9/1). La palme du plus beau fiasco revient au nouvel hôpital Sud-Francilien de Corbeil-Essonnes : un monstre de 1000 lits et 20 blocs opératoires construit avec une rare dextérité par Eiffage. Comme « Le Canard » l’a déjà raconté (16/3), ce champion a trouvé le moyen de livrer un service de néonatologie sans biberonnerie, des meubles en agglo – véritables lits à microbes – dans un service de réanimation ou des plafonniers branlants au-dessus des tables d’opération. Un audit a relevé 8000 malfaçons ! Du coup, l’hôpital, livré depuis un an, n’a toujours pas vu l’ombre d’un patient. Mais l’Etat paye déjà son énorme loyer : 40 millions par an ! La chambre régionale des comptes a fait le calcul : sur trente ans, l’Etat versera 1,2 milliards de loyer à Eiffage. Alors que s’il l’avait payé lui-même en empruntant à 4,5%, l’hosto lui aurait coûté 757 millions.

      Au zoo de Vincennes, note « Le Parisien », le loyer atteint aussi des niveaux « himalayens » : le Museum d’histoire naturelle allongera 12 millions pendant vingt-cinq ans, soit là encore, à l’arrivée, deux fois le coût du chantier… Quant au « Balardgone », le Pentagone à la française, il est évalué à « 745 millions », hors maintenance. Mais l’Etat versera 3,5 milliards de loyer au veinard qui a remporté cette martingale, un certain groupe Bouygues.

      Depuis quatre ans, la Cour des comptes en a des suées : un peu trop facile, quand les caisses sont vides, de refiler le bébé au privé. En février 2008, premier rapport au lance-flammes : le rabat-joie Philippe Séguin dézingue une « myopie coûteuse ». Mais Sarko oublie de chausser ses lunettes. Sept jours après l’alerte de la Cour, il annonce une belle loi de « stimulation des partenariats public-privé » pour muscler son plan de relance. Voilà la recette miracle déclinée à toutes les sauces. Pour un pont sur la Garonne, des éclairages publics, un collège dans le Loiret, la fac Paris-Diderot, le grand stade de Lille… La moitié des places de prison sont déjà construites – et gérées – par le secteur privé. Une « solution de facilité » avec un « fort risque budgétaire » à la clef, soupirait encore la Cour des comptes en octobre.

       Et un plan en béton pour les champions de BTP : contrairement à un bête marché public classique, ces chantiers ne sont pas saucissonnés en plusieurs lots. A la trappe, les petites boîtes ! Les géants Bouygues, Eiffage ou Vinci se partagent en famille tout le gâteau…


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  • Pour de nouvelles prisons

                Au jour du premier novembre 2011, 64711 personnes étaient détenues dans nos prisons comptant 57268 places disponibles. Soit un taux d’occupation de 112,9%. 10237 aménagements de peine (semi-liberté, placement à l’extérieur, liberté conditionnelle…) ont, par ailleurs, été prononcé. Des aménagements en hausse constante ces dernières années. Une méthode compréhensible…

                En effet, la France a déjà été épinglée de nombreuses fois par Amnesty International, entre autres ONG, en matière de gestion de son univers carcéral. Elle figure d’ailleurs parmi les plus mauvais élèves de l’Union Européenne. Et, tandis que les grèves de personnel pénitentiaire s’enchaînent, dénonçant une « situation explosive », nous serions bien mal avisés de détourner le regard sur le problème de la surpopulation dans nos prisons.

                Avant de hurler avec les loups, cependant, notons que le 17 janvier 2012 a été votée à l’Assemblée Nationale une loi visant à créer 24397 nouvelles places en cinq ans. D’un point de vue strictement logique et mathématique, l’Alliance Confortiste Française soutient ce geste, qui fera peut-être retomber un peu la pression en milieu carcéral. Toutefois, une réflexion plus large mérite d’être menée.

                Distinguons plusieurs problèmes : d’abord, l’effet externe de la surpopulation pénitentiaire. Les places manquent. Que demande-t-on aux juges, alors ? Réponse on-ne-peut-plus logique : on leur demande de prononcer de plus courtes peines. C’est ainsi que des agresseurs, et même des violeurs, n’écopent plus de prison ferme, mais de sursis et d’amendes. Oui, des violeurs ! Nous en sommes là ! Et lorsqu’est prononcé une peine d’enfermement, parfois après de nombreux délits punis par du sursis, quelles sont les peines ? 6 mois, un an, deux ans dans de nombreux cas. Loin de vouloir défendre un point de vue réactionnaire, force est de constater qu’avec les réductions de peine, cette politique rate l’objectif de l’emprisonnement : décourager une récidive. Ce sont toujours les mêmes qui défilent dans les tribunaux, avec des casiers longs comme le bras alors qu’ils sont à peine majeurs. L’ACF, sur ce sujet, se place au niveau des citoyens honnêtes et dégoûtés : en premier lieu, les agressions sexuelles doivent systématiquement être punies par de l’enfermement ou un traitement psychiatrique ; deuxièmement, il vaut mieux être sévère une fois que laxiste dix fois. Les crimes et les délits violents doivent être lourdement sanctionnés… et, ainsi, de nouvelles places de prison doivent impérativement être construites.

                Afin de faire bonne mesure, il faudrait également que les élites de ce pays puissent faire l’objet de telles dispositions. Plus clairement : ces places seront aussi destinées aux politiciens corrompus !

                Deuxième problème, et non des moindres : l’effet interne de la surpopulation. Outre le surmenage et le danger croissant  auquel les surveillants sont exposés, la situation des prisonniers peut s’avérer très grave. Nous défendons une politique simple : des cellules individuelles, type studio aménagé. Aujourd’hui, on assiste à des situations où 3, 4 détenus doivent partager un espace d’une dizaine de mètres carrés. Dans un milieu où l’on estime qu’environ un tiers des prisonniers sont atteints de troubles psychiatriques (mais les places en HP manquent également ! Quelle horreur !), on peut facilement imaginer ce qui peut arriver. Passer des années aux côtés de pervers sexuels, de brutes, de schizophrènes, se passe de commentaires.

                Pour nous, la prison est faite pour faire réfléchir à ses actes. Une cellule individuelle y convient parfaitement. Même si les peines alternatives existent, pour les courtes peines, pensons d’abord aux cas les plus graves. Il est vital de considérer leur dangerosité, d’abord, mais surtout de ne JAMAIS se départir d’humanité. Diverses études le prouvent : la réinsertion du détenu est facilitée par de bonnes conditions de détention. Le contraire mène à la folie, aux troubles du comportement, à la rancune envers l’autorité. Le modèle idéal, à notre sens, étant le modèle nordique : en particulier pour les jeunes délinquants, de petites structures dans lesquelles les prisonniers ne sont pas livrés à l’oisiveté, mais apprennent un métier, sont largement encadrés, et disposent d’une cellule individuelle. Les taux de récidive, là-bas, y sont très faibles. Nous demandons aux pouvoirs publics de réfléchir aux qualités de ce modèle, et encourageons tout ce qui pourra faire baisser la surpopulation carcérale.


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