• Révolte en Grèce

    Le Parlement grec a voté dimanche en faveur du programme économique d'austérité permettant de déclencher un sauvetage financier du pays et son maintien immédiat dans la zone euro comme demandé par les créanciers du pays, selon un décompte des voix réalisé par l'AFP.

    Cent mille personnes ont au total manifesté dimanche (12/02/12) à Athènes (80.000) et à Salonique (20.000), la deuxième ville grecque, contre un nouveau programme d’austérité, a annoncé la police.

    Dans la capitale, six personnes ont été blessées, puis hospitalisées, au cours d’affrontements entre forces antiémeutes et des groupes de jeunes dans les rues adjacentes de la place Syntagma devant le parlement, selon une source du ministère de la Santé.

    Une dizaine de bâtiments vides étaient en flamme dimanche soir dans le centre d'Athènes, incendiés pour la plupart par des jets de cocktails molotov en marge des manifestations anti-austérité, ont indiqué les pompiers.


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  • NDLR : L'ACF ne soutient pas ces politiques d'austérité, qui freinent la demande et donc la relance par la consommation. Privatiser à tout-va n'est pas la solution ! D'ailleurs, ce n'est pas fait pour en être une, c'est juste une histoire de gros sous...

    La Grèce se serre encore la ceinture

    Athènes serre encore la vis pour éviter la faillite. Les trois leaders de la coalition au pouvoir, le socialiste Georges Papandreou, le conservateur Antonis Samaras et le dirigeant d'extrême droite Georges Karatzaferis, ont trouvé jeudi un accord de dernière minute pour valider un deuxième plan d'austérité, condition nécessaire pour obtenir un prêt de 130 milliards d'euros de ses créanciers, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international (FMI). Cette rallonge, après les 110 milliards d'euros obtenus en mai dernier, est indispensable pour éviter au pays un défaut de paiement le 20 mars prochain.

    Baisses drastiques de salaire
    Le détail des mesures n'est pas encore validé, mais des fuites dans les médias évoquent une baisse de 22% du salaire minimum ou du salaire de base de chaque branche professionnelle, ainsi qu'une baisse de 32% du salaire des moins de 25 ans. L'objectif affiché est de baisser de 15% le coût du travail. Quinze mille emplois publics devraient aussi être supprimés rapidement.

    "Nous ne concluerons pas ce soir"
    Pa sûr que ce plan de rigueur suffise à convaincre les ministres des Finances de la zone Euro qui entament leur réunion à Bruxelles. "J'ai tendance à croire que nous ne conclurons pas ce soir", indique  le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, qui renvoie la décision à la semaine prochaine. "Il faut en faire plus", réclame un porte parole du FMI, Gerry Rice.

    Deux jours de grève générale
    Les syndicats grecs, eux, n'attendent pas pour protester. Ils ont appelé à une grève générale de quarante-huit heures aujourd'hui et demain contre des mesures qui "vont être le tombeau de la société grecque".


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  • Les Indignés : la Charte

      Elle est toute chaude encore, voici la Charte du mouvement des Indignés... élaborée et votée démocratiquement !

     

    Le réseau, Les Indignés pas résignés, mais Indignésest un réseau social créé depuis le 09/11/2011 par Tomaxxx sur le réseau ning. Bien que l'hébergement du réseau soit payant, le site reste totalement gratuit et non censuré pour tous les membres inscrits ainsi que pour tous visiteurs externes.

     

    Adresse :

    http://indigne-toi.ning.com/

     

    Ce site, dans ses fonctionnalités, est assimilable à ce que l’on appelle un réseau social. De par sa dénomination, ses vocations sont multiples mais orientées vers les aspirations du mouvement mondial connu comme « les indignés », « les 99% » ou encore « Occupy ». Non syndical, il se veut être un acteur de lutte et de contre pouvoir. Son but est de fédérer toute personne se réclamant du mouvement des indigné ou assimilés. Pour en optimiser le fonctionnement, il est divisé en quatre régions (Nord Ouest, Nord Est, Sud Ouest, Sud est). Relayées par des associations structurées et réparties de manière à mailler le territoire complet, elles représenteront une véritable envergure d’action et une vraie force contestataire.


    S’appuyant sur le constat développé en préambule, ce site a pour mission d’une part de centraliser et diffuser toute information concernant les différents groupes ou assimilés agissant sous le nom" indignés". D'autre part, il a aussi vocation d'assurer la communication entre les associations maillant le territoire, faciliter le relais entre les actions terrain, les associations et le site. De plus, il complète ses missions en permettant la réflexion, la proposition et la suggestion d’idées, d’actions ou de principes

    faisant avancer le mouvement de manière constructive et cohérente. Le tout, ayant pour but de fédérer le plus grand nombre de nos concitoyens en leur démontrant la pertinence et l’utilité de notre mouvement.

     

    2/ Notre mission.

    Le site a pour mission principale de regrouper, de transmettre toutes les informations utiles aux différents groupes Indignés, d’être le relais entre les associations (A l’heure actuelle, une de créée : Associationindignés Sud-ouest Boucau.) et les Indignés sur le terrain, toute la logistique utile pour la mise en place d’actions fortes (manifestations, tracts, occupations...) et tout une partie réflexion, organisation et travail écrit de propositions, sérieuses, concrètes et réalisables et de ce fait obtenir une certaine cohérence et crédibilité auprès de nos concitoyens.(Pétitions, projets de lois, constitution...), le tout de façon démocratique et soumis au vote pour l’approbation par les membres avant diffusion et/ou réalisation.

    Le site est le centre de réception, réexpédition des informations locales et nationales.

    Les missions des associations sont : Fédérer de façon « légale », un maximum d’indignés ne se reconnaissant ou ne se retrouvant pas dans les actions et/ ou les mouvements existants.

    Leurs fonctionnements sont autonomes. Chaque structure travaille avec des référents locaux, qui transmettent à leur association, leurs actions, leur travail... Associations qui elles mêmes transmettent au site, ces mêmes informations afin d’obtenir le plus de crédibilité et de suivre au jour le jour, les avancées, les espoirs et les craintes. Toutes décisions étant prises de manière démocratique et soumissent au vote.

    Le montant des adhésions pour les associations se monte à un (1€) euro.

    Il est a noter que le site des Indignés non résignésest accessible et libre d’accès pour toutes structures autres que pour les Indignés. Si des associations caritatives, telles que ATTAC, Droit Au Logement ou autres veulent communiquer ou s'informer ici, elles peuvent le faire sans retenues et sans censures. Nos buts et nos combats étant les mêmes, la solidarité et l'union sont nos forces communes. Ceci n'empêche en rien que chaque structures peut adhérer à cette charte et/ou rester indépendante et autonome.

     

    Avenant Charte:


    a) Objectifs communs:

    La charte et un Manifeste des Indignés. (Manifeste en cours d'élaboration.)

     

    b) Autonomie des mouvements :

    Les mouvements ont leur autonomie propre entière et totale .

     

    c) Objectifs :

    "Mouvement des Indignés" ne se substitue pas aux différents mouvements qui le compose.

    L'objectif est de compléter l'action des mouvements qui n’ont pas la possibilité de les faire seuls et/ou les aider à concrétiser et diffuser des actions.

    Communiquer entre les différents mouvements (conférence, tchat, mails, rassemblements) à se soutenir entre eux (actions, besoin d'aide, diffusion d'informations ...). "Mouvement des Indignés" ne centralise pas les travaux mais incite à les propager dans chaque mouvement pour une meilleure efficacité de coordination et d'union.

    Mettre en place un réseau opérationnel afin de créer un partenariat et le maintenir.

     

    - « Désigner » un référent (ou une commission référente) pour chaque mouvements a fin de concrétiser un réel réseau.

    Chaque référent sera en contact avec la commission Réseau qui détiendra au moins un listing des mouvements participants.

     

    -Mettre en place une commission Réseau national.

    Les adhérents à cette charte se refusent toutes dérives d’ordre sectaire ou discriminatoire.

     

    d) Modification de la Charte :

    Toute modification de ce contrat n’est possible que si elle est acceptée par 66% des signataires de la charte.

     

     

    e) Quitter le « Mouvement des Indignés » et exclusion :

    A tout moment un mouvement peut décider de quitter "Mouvement des Indignés" avec effet instantané. De plus, pour éviter les mouvements qui ne répondent pas clairement à l'objectif ou à l'engagement, si la majorité (66%) des mouvements dénonce une trop forte déviance d'un d'entre eux, celui-ci sera exclu.

     

    f) Conditions pour les scrutins:

    Toutes associations ou structures adhérentes à cette charte dispose d'un droit de vote. Les votes se font à un tour,avec majorité requise de 66%, par tranche représentative du nombre d’adhérents des associations votantes.

     

    de 0 à 1000 adhérents .... 1 voix,

    de 1001 à 10 000 adhérents.... 2 voix,

    de 10 001 à 50 000 adhérents....3 voix,

    Supérieur à 50 000, 4 voix.

     

    3/ La charte :

    Les associations, groupes, forums, signataires de cette charte font partie de manière égalitaire du « Mouvement des Indignés »

    Après avoir pris connaissance de la structure indigné mais pas résigné, nous nous engageons selon nos compétences et nos possibilités tant qu'ils suivront l’engagement ci-dessous:

     

    A :

    1-Respecter tous les signataires de cette charte,

    2-Respecter les Conditions Générales d’Utilisations,

    3- Respecter, écouter et apporter notre soutien à toutes structures autres dans un but d'unité,

    4- Fédérer, unir toutes personnes indignées,notre démarche consiste à fédérer nos indignations à titre individuel, mais aussi, voir surtout, de fédérer des mouvements déjà existants (tels que ATTAC, Droit Au Logement, économistes atterrés...) car nos buts et nos combats sont les mêmes. L'objectif étant de mutualiser nos forces et nos organisations afin de "faire corps" sous une même bannière, celle des "indignés",

    5- Œuvrer dans l’union, la solidarité le respect et la transparence,

    6- Diffuser, partager et informer au plus grand nombre,

    7-Agir dans l’intérêt du peuple, pour le peuple,

    8- Contester l’inadmissible être proposant de projets réalisables,

    9- Etre acteur d’un réel changement, politique, économique, culturel, écologique,

    sociologique,

    10- Nous opposer à tout gouvernement ne travaillant pas pour le peuple,

    11- Dénoncer tous les abus et dérives des oligarchies, politique- médiatique- chimique -pharmaceutique - financière etagro alimentaire dans la limite de la véracité des informations qui nous parviennent.

    12- Dénoncer combattre les abus de la haute finance et du grand capitalisme,

    13-Replacer l'humain au centre de l'activité de la cité et non le profit,

    14- Combattre pour la dignité humaine et non pour le profit dans un profond respect des droits élémentaires de l'homme,

    15- Œuvrer pour une véritable démocratie,

    16- Œuvrer pour un monde meilleur en harmonie avec notre environnement,

    17- Œuvrer pour une économie solidaire,

    18- Oeuvrer pour une réelle égalité entre les hommes et les femmes égalité salariale et générationnelle.

    C’est dans ce cadre et dans ces moments difficiles pour nous, le peuple, nous citoyens désireux d’un réel changement, que nous vous invitons à adhérer et a signer cette charte.

     

    Indigné, n’étant ni un nom de domaine ni une marque déposée, nous vous invitons à nous unir! Gardons chacune et chacun notre entière liberté, notre propre autonomie .au lieu de nous disperser et de perdre au risque d’essoufflement, toute crédibilité.

    Notre volonté commune étant, le rétablissement d’une réelle démocratie, la fin de toutes oligarchies et la reprise du pouvoir par le peuple pour le peuple !

     

    Nous sommes les 99% !

     

    Par le peuple pour le peuple NOUS SOMMES LE PEUPLE!

     

    Ecrite le 11 janvier 2012


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  • TUNISIE : La liberté d'expression en danger

    Lundi 23 janvier à Tunis, se tenait le procès de la chaîne de télévision Nessma TV, accusée de "d'atteinte aux valeurs du sacré, "atteinte aux bonnes mœurs" et "trouble à l'ordre public" pour avoir diffusé le film français "Persepolis". Un événement symbolique de l'après-révolution. Le film, dont une scène représente Allah – ce qui est généralement considéré comme interdit par l'islam – avait provoqué un tollé dans le pays, à quelques semaines des élections pour l'Assemblée constituante ayant porté au pouvoir les islamistes du parti Ennahda.

    Alors que plusieurs journalistes avaient fait le déplacement ce lundi pour soutenir Nabil Karoui, le directeur de la chaîne appelé à comparaitre, certains ont été pris à parti par des islamistes extrémistes, venus massivement manifester leur haine de la chaîne et des laïcs.
    Zied Krichen,  rédacteur en chef du journal "Al Maghreb" et Hamadi Redissi, journaliste et professeur de sciences politiques, ont notamment été l'objet d'insultes et frappés à plusieurs reprises avant d'être mis en sécurité par la police dans un commissariat.

    Le procès a très rapidement été une nouvelle fois reporté, à la demande de l'accusation.

    Mauvais temps pour la presse tunisienne

    Ces troubles ont lieu dans un contexte déjà très difficile pour la presse du pays. Le 4 janvier, alors qu'elles couvraient une manifestation d'enseignants universitaires, Sana Fahrat et Maha Ouelhezi, toutes deux journalistes ont été agressées par des forces de l'ordre en civil selon l'ONG Reporters Sans Frontières.

    Le 7 janvier, le premier ministre Tunisien Hamadi Jebali a quant à lui créé la surprise en annonçant qu'il avait procédé, seul et sans consultation extérieure, ni appels à candidature, à une série de nominations à la tête de plusieurs journaux et chaînes de télévisions publiques, prétextant la "vacance" de plusieurs postes clés à laquelle il fallait remédier.

    Il a de ce fait contourné le principe qui avait été instauré en novembre 2011 et selon lequel une autorité indépendante devait se charger de proposer des candidatures au Premier ministre.

    Selon Reporters Sans Frontières, “jamais au temps de Ben Ali, les autorités ne sont ouvertement intervenues dans les nominations des rédacteurs en chef et directeurs de l’information". L'ONG ajoute, dans un rapport publié mardi 10 janvier sur son site internet, que "les liens avec l’ancien régime de Ben Ali des personnes choisies à des postes clés, ne favorisent pas la rupture avec l’ancien système médiatique inféodé au pouvoir politique et jette le doute sur une volonté de main mise de ces médias par les dirigeants actuels”.

    Le 9 janvier 2012, à l'appel du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), principal syndicat de la profession dans le pays, 300 journalistes s'étaient rassemblés devant la Kasbah, siège du gouvernement tunisien pour protester contre ces nominations et les violences que subissent les journalistes

    Inquiétudes dans les universités

    D'après Human Rights Watch, des intimidations et des violences perpétrées par les extrémistes ont également fortement touché les universités depuis janvier. Ils ont créé des troubles les jours d'examens, dissuadant certains étudiants de s'y présenter.

    Mardi 24 janvier, la police a ainsi dû faire évacuer une faculté de lettres de La Manouba, dans la banlieue nord de Tunis, occupée par des salafistes qui protestaient contre l'interdiction faite aux jeunes filles d'étudier entièrement voilées dans les universités tunisiennes.

    Les regards braqués vers le gouvernement

    En Tunisie, les yeux sont donc désormais tournés vers le gouvernement. Le comportement des forces de police, qui ne sont pas intervenues pour empêcher l'agression des journalistes au procès de Nessma TV inquiète. 

    Pourtant, Ennahda a rappelé, fait rare, dans un communiqué son attachement à la liberté d'expression et critiqué les poursuites contre la chaîne de télévision, ce lundi 23 janvier.

    Le lendemain, le Premier ministre a également assuré sa détermination "à faire appliquer la loi" et a dénoncé les agressions contre des journalistes survenues lors de la manifestation anti-Nessma du 23 janvier.

    Le parti affiche ainsi sa distance vis-à-vis des extrémistes, et cherche à montrer son attachement aux acquis de la société tunisienne. Mais longtemps accusé de mener un double-discours, il devra se montrer ferme face aux violences physiques et aux intimidations s'il veut préserver sa crédibilité.  

    Pascal Piedbois-Lévy - Le Nouvel Observateur


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  • L'altermondialisme à la relance

      Le Forum social mondial débute aujourd'hui au Brésil. Les organisateurs veulent redonner de la force au mouvement altermondialiste. Ils peuvent compter sur la présence d'Indignés pour y parvenir.

      Retour aux sources pour les altermondialistes. Le Forum social mondial, leur grand rendez-vous annuel, revient cette année pour trois jours à Porto Alegre. La ville brésilienne où il est né en 2001 pour devenir le contrepoint à la réunion annuelle des élites dirigeantes dans la station suisse de Davos, inaugurée demain par Angela Merkel. Jusqu'à dimanche, près de 70 000 militants anticapitalistes vont donner de la voix pour dire qu"un autre monde est possible". Et tenter de se faire à nouveau entendre. Car ce lieu d'échanges de la nébuleuse altermondialiste (ONG, syndicats, mouvements sociaux, partis de gauche...) a pu sembler en perte de vitesse ces dernières années. "Le mouvement altermondialiste ne fait plus l'actualité parce qu'il a plus de dix ans et que les médias en sont moins friands, nuance Bernard Pinaud, délégué général de l'ONG CCFD-Terre Solidaire. En termes d'élargissement à de nouveaux peuples et à de nouvelles thématiques, par exemple l'écologie ces dernières années, on est loin d'un essoufflement."

      Les organisateurs de l'évènement, qui ont convoqué cette année un Forum social thématique sur la "justice sociale et environnementale", peuvent compter sur un renfort de poids pour retrouver de l'écho. Ils accueilleront des participants aux mouvements surgis ces derniers mois : le printemps arabe, Occupy Wall Street, les Indignés et les étudiants du Chili. "Pour nous, c'est une nouvelle forme du mouvement altermondialiste, s'enthousiasme Aurélie Trouvé, coprésidente d'ATTAC. Chez eux, la question démocratique est davantage centrale, mais ils portent eux aussi cette idée que les intérêts des citoyens doivent primer sur ceux de la finance."

      Ensemble, tous les participants vont chercher à rpéparer les luttes à venir - en particulier le grand rassemblement que les mouvements sociaux organiseront en juin en marge de la conférence de l'ONU sur le développement durable Rio+20. "Les idées pour lesquelles on nous riait dessus il y a dix ans, comme la taxe sur les transactions financières, sont aujourd'hui sur la table des dirigeants, constate Bernard Pinaud. A nous maintenant de pousser pour qu'elles soient mises en oeuvre concrètement. Nous avons une nouvelle pensée dominante à combattre, ces idées néolibérales qui reviennent en force à travers les plans d'austérité européens", renchérit Aurélie Trouvé. La lutte des altermondialistes est loin d'être finie...

      Gilles Daniel - Métro.


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  • Révolutions et patience

    Source : Libération

      Il n’y a pas de plus grand bonheur que celui d’avoir participé à la chute d’une dictature. Les Egyptiens, et avant eux les Tunisiens, en savent quelque chose, qui n’ont pas boudé cette euphorie. Vivre des moments si intenses, surtout quand ils sont partagés par des millions de gens, est rare, et donc précieux. Les refuser, par méfiance, sous prétexte qu’ils risquent d’être un feu de paille, pire, un leurre n’annonçant rien de meilleur, c’est se priver bêtement d’une émotion immense. L’année 2011 restera dans l’histoire comme celle des révolutions arabes. Pourquoi, un an plus tard, y a-t-il chez leurs acteurs, un goût amer qui ressemble au mieux à de «l’aquoibonnisme», au pire à de la déception, voire à du chagrin ?

      Heureusement, il y a la colère. On la prétend mauvaise conseillère. A tort, en tout cas lorsqu’elle s’exprime après des élans de liesse. Car alors, la colère qui dit la frustration promet une réaction et des actes, là où la tristesse traduit du renoncement, sinon de la résignation. Egyptiens et Tunisiens n’acceptent pas que leurs «printemps» prennent le mauvais tour qu’ils avaient sûrement vu venir, même au plus fort de leurs espoirs révolutionnaires. Ils, et surtout elles, continuent de se révolter contre ce qu’ils redoutaient le plus : que la religion rogne leurs libertés chèrement acquises. Les jeux sont loin d’être faits dans cette partie du monde, et réclament une vertu : la patience. Les révolutions prennent un temps fou.

    Par BÉATRICE VALLAEYS


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  • Les indignés français portent plainte

       "Est-ce que se réunir en paix c'est troubler l'ordre public ?"

      C'est en substance, la question qu'ont posée vingt-trois Indignés en déposant plainte contre X hier devant le procureur de Nanterre. Défendus bénévolement par maître Christophe Ayela, ils accusent les forces de l'ordre "d'entraves à la liberté d'expression, atteintes volontaires à l'intégrité physique de la personne, non-assistance à personne en danger, destructions de biens et discrimination du fait du refus de recevoir les plaintes".

       Le 4 novembre dernier, les Indignés s'installent sur le campus de la Défense. Le campement, qui comptait d'une vingtaine à plusieurs centaines d'occupants selon les jours, a tenu jusqu'au 16 décembre, rythmé par les destructions régulières de la police. "Ils chargeaient tous les deux jours", explique Ilan, 19 ans. Lorsque le jeune homme veut déposer plainte au commissariat de Nanterre, on lui oppose un refus. D'autres accusent la police de mauvais traitements (coups de matraque, étranglements), mais avant tout, les Indignés veulent qu'on reconnaiise qu'il y a eu entrave à la liberté d'expression. "On avait le droit d'être là", affirme Valérie, 47 ans.

      La plainte se veut donc avant tout "un symbole". "C'est une première, explique maître Ayela. La justice va dire si l'on peut réprimer par la violence une manifestation pacifique." Le tribunal a troi smois pour juger de la recevabilité de la plainte. En cas de refus, Christophe Ayela a déjà prévu de saisir la Cour Européenne des Droits de l'Homme.


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  • Syrie - Floraison de journaux révolutionnaires


      Syrie – Alors que le régime de Bachar El-Assad est confronté depuis neuf mois à une révolte populaire, les opposants s’organisent pour diffuser une autre information que celle des médias officiels. Et se raconter.

      « Nous parlons de ce que vous avez sur le cœur. » C’est le slogan de la radio Un + Un, la première fréquence syrienne libre et indépendante. Elle émet à partir d’un site Internet – grâce à une équipe de « jeunes filles et jeunes garçons syriens unis par l’amour de leur pays », ainsi qu’elle se présente elle-même. « Nos voix sont diverses, mais notre rêve est le même ; une Syrie libre, un Etat de droit et un régime démocratique. »

      Selon Pares, le responsable des programmes, la station parle de toutes les cultures qui cohabitent en Syrie, des Assyriens aux Kurdes en passant par les Arabes, sans oublier les Tcherkesses et les Arméniens. Il s’agit de faire entendre la voix des jeunes qui ne sont pas encartés dans un parti et de soutenir la mobilisation populaire en faveur de la liberté. L’équipe a démarré avec douze volontaires et elle compte aujourd’hui quarante personnes, qui diffusent interviews et informations locales, notamment.

      Avant cette radio, des médias papier avaient déjà vu le jour, dont les hebdomadaires « Hourryat »(« Libertés »), « Al-Badil » (« L’Alternative ») et « Al-Haq » (« La Justice »). D’autres restent limités au web : ainsi, « Souryana » « Notre Syrie ») ou « Boukra » (« Demain ») sont diffusés par courriels au format PDF ou simplement consultables sans téléchargement – pour ceux qui craignent une saisie de leur ordinateur par la police.

      « Al-Haq » se présente comme un hebdomadaire politique indépendant de huit pages, traitant de l’actualité de Damas et de sa région. De son côté, « Al-Badil » est publié sur quatre pages par un comité indépendant de soutien à la révolution, qui s’est donné pour mot d’ordre : « Liberté, justice, citoyenneté » et veut faire la preuve que « la révolution est capable de produire de l’information ». « Dès le premier jour de la révolution, le peuple syrien a réussi à envoyer au monde les images des crimes commis par le régime. Il est aujourd’hui capable de maîtriser toute la technologie des médias. »

      La revue « Muthaqaffun ahrar li Surya hurra » (« Intellectuels libres pour une Syrie libre »)  se présente quant à elle sous forme de page Facebook, avec un bulletin d’information complet au cœur des évènements. Selon Lama, l’une des fondatrices, « la mise en ligne sur Facebook a été préférée à une distribution au format PDF parce qu’elle nécessite moins de coordination – difficile et dangereuse dans les conditions actuelles – entre les nombreux intervenants ».

      Beaucoup d’éditorialistes réputés y contribuent en effet, tels que Tassin Al-Haj Saleh, Rosa Yassin Hassan et d’autres militants et journalistes. La plupart des intervenants signent de leur vrai nom. N’est-ce pas dangereux, d’autant qu’ils se trouvent en Syrie même ? « La peur n’est plus l’élément déterminant aujourd’hui, répond Lama. La foi dans la cause l’emporte. »

      Une rubrique propose la traduction des principaux éditoriaux et analyses de la presse mondiale concernant la Syrie, une autre des récits des manifestations, une autre encore la révolution vue par les enfants. De même, la rubrique « caricature » explique les structures mentales du milicien du régime, une figure hideuse.

      La revue « Souryana », lancée le 26 septembre dernier, a pour devise une citation de Gandhi : « A l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent. » Selon Souad Youssef, l’un des fondateurs, l’objectif est d’ »offrir des informations vraies, la réalité vécue par les Syriens, et non la propagande des médias officiels. » Bien qu’elle paraisse en ligne pour des raisons de sécurité et de coût, elle est parfois imprimée par des militants. Son premier numéro aurait ainsi été tiré à 800 exemplaires. « Nous sommes en communication permanente par Internet car, si nous nous réunissions physiquement, nous risquerions l’arrestation collective, dans le meilleur des cas. »

      Karym Layla, rédacteur en chef de la revue « Hourryat », abonde dans le même sens. « les publications révolutionnaires méritent qu’on mette sa vie en danger, estime-t-il. Notre sang n’est pas plus précieux que le sang de ceux qui s’expriment quotidiennement sur la répression. Chacun fait ce qu’il peut. » après des décennies de répression, « Hourryat » a pris son envol le 22 août, explique Karim. « C’est le premier hebdomadaire de la révolution, écrit par les plumes de la révolution, imprimé dans les maisons des révolutionnaires et distribué malgré la menace de se faire arrêter ou éliminer. Nous essayons de contourner le danger autant que faire se peut, en le diffusant nous-mêmes au cours de manifestations et en le déposant de nuit devant les portes d’immeuble, mais le danger reste réel. » Une équipe de militants réunit les informations, documente les cas de torture, rappelle le destin des martyrs, raconte les manifestations et retrace le parcours des réfugiés. Tout cela est imprimé en un lieu tenu secret.

      « Au début la revue avait quatre pages, aujourd’hui elle en compte seize, couvrant la politique, l’économie, la littérature, publiant des opinions, sans compter le travail de prise de conscience à propos de l’Etat de droit, du respect de l’autre, de la liberté d’expression et de la culture du dialogue. » explique Karim. Une version électronique a été lancée depuis et elle est diffusée par des exilés en Occident lors d’évènements consacrés à la Syrie.

      Boukra a commencé sous forme d’une page quotidienne sur Facebook, avec le mot d’ordre « J’aime la Syrie, c’est tout. » en septembre, son équipe a préparé un dossier de vingt-sept pages sous le titre « L’opinion privée de liberté, comment résister ? » Celui-ci retrace l’histoire des disparitions forcées, aborde la question des prisonniers d’opinion sous l’angle de la législature syrienne actuelle, se demande si « le bourreau est une victime » et offre cinq pages de témoignage de prisonniers politiques de la révolution du 15 mars (début de la révolte syrienne). Il étudie également les effets psychologiques, sociologiques et économiques d’une arrestation, puis la façon dont cela se répercute sur l’art et la littérature syriens. Un autre dossier, plus récent, porte sur « la résistance civile, la force de la non-violence ».

      Pour leur maquette, ces publications ont recours à des artistes qui s’appliquent à donner une identité visuelle à la révolution. Là encore, les œuvres de certains grands noms, sculpteurs et peintres, tels que Youssef Abdelki, sont en ligne sur Facebook.

      Et si le régime finissait par tomber ? « Hourryat deviendrait un journal officiel, s’amuse Karim. On garderait le même titre, mais aussi le même contenu défendant les hourryat (libertés). Nous ne serons jamais comme le quotidien Al-Thawra (« La Révolution »), porte-parole du régime actuel syrien, qui s’acharne contre la révolution. »

      Zeina Irhim – Courrier international.

     


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  • Christopher Kullenberg, thésard le jour, cybermilitant la nuit

    Source : Courrier International

     

      Il creusait des tunnels quand les autorités dressaient des murs : avec ses amis du réseau Telecomix, ce thésard de Göteborg a permis aux opposants de se connecter à Internet en Tunisie, en Egypte et en Syrie.

      C’était juste après minuit, dans la nuit du 27 au 28 janvier : Hosni Moubarak avait alors donné l’ordre aux fournisseurs d’accès de verrouiller tout le réseau Internet. Quelques minutes plus tard, l’Egypte s’est transformée en « Corée du Nord ». Seul un unique câble, posé au fond de la Méditerranée, a empêché que le pays ne soit totalement coupé du monde – il permettait à la Bourse du Caire de rester ouverte. Même le réseau de téléphonie mobile avait été coupé – tout cela pour isoler les Egyptiens et entraver l’opération « Jour de la colère », quand des centaines de milliers de personnes devaient converger vers la place Tahrir, après la prière du vendredi, pour protester contre la dictature.

      Cette nuit-là, Christopher Kullenberg était installé devant son ordinateur, dans son logement étudiant. Le jour, il est thésard en théorie des sciences à l’université de Göteborg ; la nuit, il est cybermilitant. Il fait partie d'’n noyau dur de hackers et de militants disséminés à travers l’Europe et réunis sous le nom de Telecomix.

      Le 28 janvier donc, sur son écran d’ordinateur, Christopher Kullenberg a vécu en direct la coupure des connexions en Egypte : il était en plein chat avec un contestataire égyptien quand la communication a été interrompue. Que faire ? sur le chat de Telecomix, les échanges ont fusé, avec les propositions les plus farfelues. Une antenne a même été dressée en Belgique dans l’espoir d’entrer en contact avec des radioamateurs égyptiens, mais tout ce que les hackers ont réussi à capter, ce fut… la radio de l’arme égyptienne.

      Quelqu’un a suggéré d’utiliser des numéros de fax égyptiens, car le réseau de téléphonie fie était toujours en service. Et cela a fonctionné.

      Les membres de Telecomix ont récupéré de vieux groupes de modems datant de l’époque où les cybercommunications passaient par les lignes fixes. Une fois le matériel acheminé sur place, une cinquantaine d’égyptiens, tout au plus, ont ainsi pu se raccorder à Internet au moment où le réseau était officiellement suspendu. Suffisant pour faire sortir les informations du pays. Christopher Kullenberg et ses amis n’ont quasiment pas fermé l’œil pendant plusieurs jours.

      Telecomix a été créé le 18 avril 2009, lors d’une soirée organisée chez lui, ils n’étaient qu’une dizaine et s’étaient rencontrés lors du procès du site de téléchargement Pirate Bay. Ils s’inquiétaient de l’instauration du « paquet télécoms » - directive européenne sur les télécommunications – qui menaçait le droit à un web libre et ouvert à tous. Telecomix a entrepris de faire pression directement sur les décideurs. Le collectif a créé un site qui donnait les numéros de téléphone des députés européens et il exhortait les internautes à les appeler. « Nous avions trouvé un moyen de court-circuiter le processus politique », se félicite Christophe Kullenberg. L’UE était alors la cible favorite de Telecomix. La présence dans ses rangs d’un homme comme Christophe Kullenberg, dont le titre universitaire légitime l’organisation auprès des acteurs politiques, est un atout précieux.

      A l’été 2009, lors de la « révolution verte » iranienne, « nous avons joué le rôle de support technique auprès des révolutionnaires », raconte-t-il. La révolution a raté son but, et le cybermilitantisme aussi, constate-t-il avec le recul. Mais l’Iran n’était qu’un début, présageait-il dans « Le Manifeste cyberpolitique », son premier et pour l’heure unique ouvrage, publié six mois avant le début du « printemps arabe ». Il avait vu juste.

     

      « La liberté d’expression, c’est le fait que le réseau fonctionne »

     

      Christopher Kullenberg partage une petite pièce avec deux autres thésards dans l’ancienne cour d’appel de Göteborg, une vieille bâtisse en brique. Son manifeste est là, quelque part au milieu des piles de livres qui jonchent son bureau. Il est censé terminer les derniers chapitres de sa thèse, mais, sur son écran d’ordinateur, c’est le chat de Telecomix qui défile. Difficile de dresser son portrait, même si son parcours est connu : Il naît en 1980 dans la petite ville de Bodafors, dans le Smaland (dans le sud de la Suède), d’où il s’envolera vers l’adolescence. Là, il passe le plus clair de son temps à la bibliothèque de l’université. Il suit un double cursus, décroche la note maximale à ses examens. Devient thésard. Avant d’être aspiré – lui qui fréquentait surtout jusqu’alors le monde analogique – par le trou noir de la cyberpolitique. C’est en effet l’époque des descentes de police contre The Pirate Bay, et celle de la création du Parti Pirate.

      Ce qui l’intéressait alors, ce n’est pas le téléchargement de musique gratuite, mais ce que devient le web, infrastructure commune de notre liberté d’expression. Il est difficile de ranger Christophe Kullenberg dans une catégorie. Il évolue dans plusieurs univers à la fois et détonne, où qu’il se trouve. Dans la culture hacker, c’est le philosophe qui, au fond, est davantage versé dans les lettres que dans la technique. Il fait penser à un instituteur à l’ancienne coincé dans une époque numérique, avec une aptitude particulière à traduire une technologie complexe en une politique qui parle à tous. Telecomix n’est qu’un biais parmi d’autres. Il est également membre du groupe Julia, un think tank qui œuvre en faveur d’un web libre et ouvert à tous. Sur son blog et sur son compte Twitter, partout, le message est le même : « J’essaie de traduire en politique une pratique existante ».

      Il ne fait partie ni de ceux qui croient que nous prenons inexorablement le chemin d’une société policière, ni de ceux qui affirment que la généralisation de la fibre optique s’accompagnera nécessairement d’une diffusion de la démocratie dans le monde. C’est précisément pour cette raison qu’il croit le cybermilitantisme nécessaire : pour aiguiller le cours des évènements dans la bonne direction.

      En soi, Internet n’est pas démocratique : Christopher Kullenberg est le premier à le reconnaître. Ce qui ne l’empêche pas de voir dans les progrès de la technologie un grand potentiel pour la démocratie. A ses yeux, Internet s’apparente au feu de Prométhée (le titan de la mythologie grecque qui a subtilisé le feu aux dieux pour le donner aux hommes), un pouvoir extraordinaire capable à la fois de nous affranchir ou de nous asservir selon l’usage que nous en faisons.

      « N’importe qui peut ouvrir un blog, n’impore qui peut se mettre à tweeter », se félicite-t-il. Une nouvelle forme de culture participative, où quelques clics suffisent à sensibiliser l’opinion, se substitue peu à peu aux flux d’information à sens unique des médias traditionnels. Et la façon de faire de la politique en a été profondément bouleversée, analyse-t-il. « Les réseaux sociaux font que les jeunes du Moyen-Orient n’ont plus besoin d’être représentés : ils peuvent désormais communiquer directement avec vous et moi ». [NDLR : la communication n’est pas tout… il y a la loi, aussi !]

      Pour Christophe Kullenberg, il ne suffit pas de s’appuyer sur les déclarations des droits de l’homme, « il faut construire matériellement la liberté d’expression. Et, sur Internet, la liberté d’expression, c’est le fait que le réseau fonctionne. » C’est là que les hackers de Telecomix entrent en scène. Quand l’infrastructure du réseau est hors service, ils la réparent. Quand les dictatures dressaient des murs, ils creusaient des tunnels. « si on ne défend pas l’internet libre, on ne saura pas ce qui se passe sur la place Tahrir. »

      Contrairement à d’autres collectifs de hackers, Telecomix, Christophe Kullenberg en tête, a fait le choix de la transparence totale sur ses actions. La raison en est simple : « on ne peut pas rester anonyme quand on veut participer à une séance du Parlement européen à Bruxelles. » Et aussi : « Quand vous piratez le réseau d’un pays, vous êtes dans l’illégalité. Pour débloquer Internet au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord, on est obligés d’enfreindre une foule de lois dans les pays concernés. Mais on bénéficie d’un soutien moral chez nous. » et plus encore du soutien de toutes les personnes dont les cybermilitants suédois ont fait la connaissance, en Iran, en Tunisie, en Egypte, en Syrie et ailleurs. Aider les militants chinois à creuser des tunnels cryptés sous le « bouclier doré » [nom du pare-feu mis en place par la Chine] est un travail incessant.

      Sauver l’Internet libre est une besogne lourde et chronophage. Quelqu’un doit bien nourrir le feu de Prométhée. Mais celui qui se dévoue contribue aussi à façonner l’avenir, ce qui peut expliquer qu’une personne comme Kullenberg – qui ne possède lui-même ni Smartphone ni compte Facebook – passe le plus clair du temps à se battre pour que des gens qu’il n’a jamais rencontrés aient la possibilité d’exprimer leurs opinions sur les réseaux sociaux. Voilà qui lui promet sans doute de nouvelles nuits blanches.

     

      Claes Lönegard, Courrier International.


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