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Par nchelay dans Propositions de lois le 18 Janvier 2012 à 19:05

Au jour du premier novembre 2011, 64711 personnes étaient détenues dans nos prisons comptant 57268 places disponibles. Soit un taux d’occupation de 112,9%. 10237 aménagements de peine (semi-liberté, placement à l’extérieur, liberté conditionnelle…) ont, par ailleurs, été prononcé. Des aménagements en hausse constante ces dernières années. Une méthode compréhensible…
En effet, la France a déjà été épinglée de nombreuses fois par Amnesty International, entre autres ONG, en matière de gestion de son univers carcéral. Elle figure d’ailleurs parmi les plus mauvais élèves de l’Union Européenne. Et, tandis que les grèves de personnel pénitentiaire s’enchaînent, dénonçant une « situation explosive », nous serions bien mal avisés de détourner le regard sur le problème de la surpopulation dans nos prisons.
Avant de hurler avec les loups, cependant, notons que le 17 janvier 2012 a été votée à l’Assemblée Nationale une loi visant à créer 24397 nouvelles places en cinq ans. D’un point de vue strictement logique et mathématique, l’Alliance Confortiste Française soutient ce geste, qui fera peut-être retomber un peu la pression en milieu carcéral. Toutefois, une réflexion plus large mérite d’être menée.
Distinguons plusieurs problèmes : d’abord, l’effet externe de la surpopulation pénitentiaire. Les places manquent. Que demande-t-on aux juges, alors ? Réponse on-ne-peut-plus logique : on leur demande de prononcer de plus courtes peines. C’est ainsi que des agresseurs, et même des violeurs, n’écopent plus de prison ferme, mais de sursis et d’amendes. Oui, des violeurs ! Nous en sommes là ! Et lorsqu’est prononcé une peine d’enfermement, parfois après de nombreux délits punis par du sursis, quelles sont les peines ? 6 mois, un an, deux ans dans de nombreux cas. Loin de vouloir défendre un point de vue réactionnaire, force est de constater qu’avec les réductions de peine, cette politique rate l’objectif de l’emprisonnement : décourager une récidive. Ce sont toujours les mêmes qui défilent dans les tribunaux, avec des casiers longs comme le bras alors qu’ils sont à peine majeurs. L’ACF, sur ce sujet, se place au niveau des citoyens honnêtes et dégoûtés : en premier lieu, les agressions sexuelles doivent systématiquement être punies par de l’enfermement ou un traitement psychiatrique ; deuxièmement, il vaut mieux être sévère une fois que laxiste dix fois. Les crimes et les délits violents doivent être lourdement sanctionnés… et, ainsi, de nouvelles places de prison doivent impérativement être construites.
Afin de faire bonne mesure, il faudrait également que les élites de ce pays puissent faire l’objet de telles dispositions. Plus clairement : ces places seront aussi destinées aux politiciens corrompus !
Deuxième problème, et non des moindres : l’effet interne de la surpopulation. Outre le surmenage et le danger croissant auquel les surveillants sont exposés, la situation des prisonniers peut s’avérer très grave. Nous défendons une politique simple : des cellules individuelles, type studio aménagé. Aujourd’hui, on assiste à des situations où 3, 4 détenus doivent partager un espace d’une dizaine de mètres carrés. Dans un milieu où l’on estime qu’environ un tiers des prisonniers sont atteints de troubles psychiatriques (mais les places en HP manquent également ! Quelle horreur !), on peut facilement imaginer ce qui peut arriver. Passer des années aux côtés de pervers sexuels, de brutes, de schizophrènes, se passe de commentaires.
Pour nous, la prison est faite pour faire réfléchir à ses actes. Une cellule individuelle y convient parfaitement. Même si les peines alternatives existent, pour les courtes peines, pensons d’abord aux cas les plus graves. Il est vital de considérer leur dangerosité, d’abord, mais surtout de ne JAMAIS se départir d’humanité. Diverses études le prouvent : la réinsertion du détenu est facilitée par de bonnes conditions de détention. Le contraire mène à la folie, aux troubles du comportement, à la rancune envers l’autorité. Le modèle idéal, à notre sens, étant le modèle nordique : en particulier pour les jeunes délinquants, de petites structures dans lesquelles les prisonniers ne sont pas livrés à l’oisiveté, mais apprennent un métier, sont largement encadrés, et disposent d’une cellule individuelle. Les taux de récidive, là-bas, y sont très faibles. Nous demandons aux pouvoirs publics de réfléchir aux qualités de ce modèle, et encourageons tout ce qui pourra faire baisser la surpopulation carcérale.
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Par nchelay dans Revue de presse le 8 Janvier 2012 à 19:09

Source : Siné Hebdo
La richesse du monde, c’est 60 000 milliards de dollars. Et les produits dérivés financiers, ces « machins » spéculatifs, 720 000 milliards de dollars, douze fois le PIB mondial ! Tout va nous péter à la figure. Les explications de Thierry Philipponnat de l’ONG Finance Watch.
Vous saviez que votre banquier vous roulait dans la farine. Mais vous n’imaginiez pas qu’il était complètement fou, aveuglé par l’argent facile. Le problème, c’est qu’il va se ratatiner la gueule, en vous entraînant au fond du trou. Ce scénario, nous ne le devons pas au dernier marxiste-léniniste de l’Hexagone. Thierry Philipponat, la petite cinquantaine sportive, a travaillé à la City de Londres et à Paris, notamment à BNP Paribas et à l’UBS, la grande banque suisse, pendant un quart de siècle. Sa spécialité ? Les produits dérivés. Un produit dérivé, c’est un instrument financier. Une sorte de contrat entre un acheteur et un vendeur qui fixe des flux financiers futurs fondés sur ceux d’un actif sous-jacent, réel ou théorique. Les produits dérivés ont été créés pour permettre aux entreprises de se couvrir contre différents risques financiers. Mais aujourd’hui, les transactions sur les produits dérivés représentent l’essentiel de l’activité des marchés financiers.
Vous n’avez rien compris ? C’est normal. Les financiers ont tout fait pour que nous ne comprenions rien. Le problème, c’est qu’eux n’y comprennent plus rien non plus. « Le produit dérivé, c’est le droit d’acheter un actif financier ou de le vendre, mais ce n’est pas l’actif lui-même. Par exemple, vous et moi, nous échangeons le droit d’acheter un verre à deux euros. Vous m’achetez le droit de l’acheter, pas le verre. Et ce que nous venons de faire, c’est douze fois le PIB mondial », explique Thierry Philipponnat. Pour faire simple, les produits dérivés, c’est à 95% de la spéculation.
Vous pouvez vous dire que les produits dérivés ne vous concernent pas. Mais votre banque, si. Elle s’en est même empiffrée. « Quand on regarde les bilans des banques, entre deux tiers et 80% des actifs correspondent à de la spéculation. », constate-t-il. « Je ne suis pas gourou, mais je vois bien qu’il y a des pertes qui commencent à s’accumuler dans les bilans des banques et qu’elles ne sont pas couvertes par les fonds propres », souligne l’ancien financier. L’Autorité Bancaire Européenne (EBA) a aussitôt trouvé la panacée : renforcer les fonds propres des banques en les portant de 7 à 9%. « Quand Lehman Brothers a fait faillite, il avait un ratio de 11% et, plus récemment, Dexia a sombré avec 10,4%. Le système ne devient pas beaucoup plus solide avec cela », répond le secrétaire général de Finance Watch. « Depuis quatre ans, on a pris des mesures qui résolvent 0,1% à 1% des problèmes ».
L’ancien financier reconnaît qu’il a été un peu lent. Ca lui a pris deux décennies pour quitter un monde de la finance qui marchait sur la tête. « Nous sommes dans une économie socialisée quand ça va mal et privatisée quand ça va bien ! » La philosophie des banquiers ? « Si je gagne, c’est pour moi, si je perds, c’est pour les autres ! » Mais, depuis, Thierry Philipponnat s’est racheté. Il est devenu membre du bureau exécutif d’Amnesty International avant de prendre la direction, tout récemment, de l’ONG Finance Watch, installée à Bruxelles.
A sa naissance, en juin 2011, Finance Watch a été présentée par « les Echos » comme « le Greenpeace de la finance », une ONG capable de répondre aux arguments avancés par les banques dans le débat public. En effet, chaque fois qu’il y a une crise, la presse se contente de demander benoîtement aux banquiers d’expliquer les causes de ce nouveau désastre. Ils répondent en chœur que c’est la faute aux subprimes, aux fonds souverains, aux emprunts toxiques, et pourquoi pas, au réchauffement climatique. Jamais la leur. Alors qu’ils n’ont fait que se gaver en spéculant, oubliant leur vrai métier, celui d’aider les entreprises et les particuliers. « Pourquoi avons-nous un système où la finance échappe à l’économie ? Pourquoi avons-nous un système où les banques font faillite tous les trois ans, et ce qui fait qu’après, c’est au contribuable de mettre de sa poche ? » dénonce-t-il.
L’idée de créer cette ONG n’est pas venue d’une bande de gauchistes, mais de députés européens, de gauche, écologistes, mais aussi de droite. Leurs vœux ? Une expertise de haut niveau sur la finance qui puisse servir de contre-lobbying pour faire valoir l’intérêt général contre l’intérêt privé des banques. « A Bruxelles, il y a 700 lobbyistes payés pour influencer la règlementation financière au profit des intérêts privés de l’industrie financière. Chaque lobbyiste facture 500 000 euros en moyenne par an, ce qui fait un budget de 350 millions d’euros., juste pour influencer les élus ! » constate Thierry Philipponnat. Un exemple de l’action de cette ONG ? Elle s’en est prise au Credit Default Swap (CDS à nu), des produits dérivés qui permettent de spéculer sur les dettes des Etats souverains. « Au lieu d’écrire qu’il était moralement inadmissible de faire de l’argent sur la faillite des autres, nous sommes restés sur un point de vue technique pour que les politiciens de tous bords s’en emparent. Nous avons montré que ces instruments ne servent à rien quand tout va bien, et ne font qu’empirer les choses quand tout va mal », explique le secrétaire général de Finance Watch. Bingo : les députés du Parlement européen ont interdit ces instruments.
L’ONG, qui comptera une douzaine de personnes d’ici la fin 2011, propose trois niveaux de communication. Le premier, très technique, pour cadrer le débat. Le deuxième cible les politiques, les fonctionnaires, les régulateurs. Le troisième, enfin, s’adressera au grand public, pour permettre une pression. « La comparaison avec Greenpeace est pertinente. Nous sommes un contre-pouvoir aux forces économiques. Mais la comparaison s’arrête là. On n’a pas d’argent pour les zodiacs et on ne va pas descendre la Tour Eiffel en rappel. Poser les vraies questions sur la finance, c’est moins glamour que de se faire photographier avec une baleine », sourit Thierry Philipponnat.
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Par nchelay dans Revue de presse le 8 Janvier 2012 à 19:07
Après un article plutôt positif sur les avancées récentes de la gouvernance mondiale, voyons à présent l’un de ses gros points noirs : les paradis fiscaux. Ce texte est une synthèse d’une brochure de CCFD – Terre Solidaire
Notre planète compte 192 Etats [NDLR : plus certains territoires comme la Palestine ou les Etats non-reconnus]. On compte au moins 60 Etats ou territoires considérés comme paradis fiscaux. Soit 3 fois plus qu’il y a 40 ans. Plus de 50% de l’argent du commerce international transite par ces territoires. Ils abritent près de 11 000 milliards de dollars, dans plus de 2,4 millions de sociétés écrans notamment…
Les paradis fiscaux sont les trous noirs de la finance internationale. Ils reposent sur une idée simple : articuler fiscalité faible, secret et opacité. En pratique, ils ne coopèrent ni avec le contrôleur des impôts, ni avec les juges étrangers. Ils n’appliquent pas non plus les règles de prudence financière. Les trusts, par exemple, permettent à une personne de faire gérer son patrimoine ou ses activités par un bénéficiaire donné. Ni le bénéficiaire, ni le créateur du trust ne peuvent alors être identifiés (même s’il s’agit de la même personne…).
A la City de Londres, il suffit de 45 minutes et de 555 euros pour créer une société, sans fournir la moindre pièce d’identité…
Les premiers utilisateurs des paradis fiscaux sont les entreprises multinationales qui évadent leurs bénéfices en capitaux : elles génèrent plus de 60% des richesses concentrées dans ces territoires. Comment ? Les maisons mères des multinationales multiplient leurs filiales dans les paradis fiscaux, puis elles manipulent leur comptabilité pour faire artificiellement apparaître les profits dans ces filiales non imposées.
Imaginons une multinationale de la banane : Magic. Du Guatemala au Royaume-Uni, elle contrôle l’ensemble du secteur de la banane. Dans sa filiale guatémaltèque, Magic achète ses bananes une misère au petit producteur, mais pratique aussi la fraude fiscale. Elle surfacture l’achat des caisses pour stocker les bananes 1000 Euros pièce, ce qui gonfle ses charges d’exploitation, et elle sous-facture la vente des bananes à seulement 100 Euros la tonne, réduisant ainsi son bénéfice à néant. Résultat : la filiale de production est déficitaire et non imposable.
En fait, les bananes vendues à un prix dérisoire l’ont été à une filiale sœur et elles vont faire l’objet d’une série d’autres transactions au sein du groupe avant leur vente finale ! En effet, pour chaque service habituellement nécessaire au commerce, Magic a établi une filiale spécialisée, enregistrée dans le paradis fiscal le plus avantageux. En Irlande les royalties pour la marque, aux Bermudes la facture pour la distribution, au Luxembourg le service financier, etc…
La plupart de ces sociétés sont fictives – de simples boîtes aux lettres – et tout est réalisé au siège de Magic. Mais en démembrant ainsi la valeur dans sa comptabilité, le groupe peut localiser artificiellement ses profits dans les paradis fiscaux. Finalement, la filiale commerciale britannique achètera la banane quasiment au prix de vente au consommateur et, avec ses profits dérisoires, ne sera pas non plus imposable…
La France a dressé sa propre liste de paradis fiscaux : 18 confettis pesant moins de 0,20% de la finance offshore mondiale ! Selon l’ONG internationale « Tax Justice Network », l’Etat du Delaware aux Etats-Unis est le paradis fiscal le plus nocif au monde.
En 10 ans, 13 demandes d’informations ont été mises en œuvre entre la Suisse et les USA : autant dire que la coopération entre administrations est pour le moins longue et sinueuse… Il est vrai que dire à des paradis fiscaux de coopérer avec des autorités étrangères, c’est demander à des territoires souverains d’aller contre leurs intérêts nationaux. Mais une autre voie est possible : en 2 ans, la France, l’Allemagne et les USA ont obtenu près de 160 000 noms des fraudeurs potentiels et rapatrié plusieurs milliards à la maison : l’information venait de divers scandales de « listes volées » aux banques (UBS, HSBC…). Et si le G20 demandait l’information directement aux pensionnaires des paradis fiscaux ?
Quand les chiffres ont du sens…
5 : On peut éradiquer 5 fois la faim dans le monde avec l’argent qui s’échappe des caisses des pays du Sud.
10 : Quand 1 euro d’aide publique au développement arrive du Nord, 10 euros s’échappent des pays du sud vers les paradis fiscaux.
50% : le Ghana estime que l’évasion et la fraude fiscales lui coûtent 50% de son budget annuel.
1000 : l’ONG « Christian Aid » a calculé que l’évasion fiscale est responsable de la mort de près de 1000 enfants par jour dans les pays en développement.
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Par nchelay dans Actualité des révolutions le 8 Janvier 2012 à 19:04
Syrie – Alors que le régime de Bachar El-Assad est confronté depuis neuf mois à une révolte populaire, les opposants s’organisent pour diffuser une autre information que celle des médias officiels. Et se raconter.
« Nous parlons de ce que vous avez sur le cœur. » C’est le slogan de la radio Un + Un, la première fréquence syrienne libre et indépendante. Elle émet à partir d’un site Internet – grâce à une équipe de « jeunes filles et jeunes garçons syriens unis par l’amour de leur pays », ainsi qu’elle se présente elle-même. « Nos voix sont diverses, mais notre rêve est le même ; une Syrie libre, un Etat de droit et un régime démocratique. »
Selon Pares, le responsable des programmes, la station parle de toutes les cultures qui cohabitent en Syrie, des Assyriens aux Kurdes en passant par les Arabes, sans oublier les Tcherkesses et les Arméniens. Il s’agit de faire entendre la voix des jeunes qui ne sont pas encartés dans un parti et de soutenir la mobilisation populaire en faveur de la liberté. L’équipe a démarré avec douze volontaires et elle compte aujourd’hui quarante personnes, qui diffusent interviews et informations locales, notamment.
Avant cette radio, des médias papier avaient déjà vu le jour, dont les hebdomadaires « Hourryat »(« Libertés »), « Al-Badil » (« L’Alternative ») et « Al-Haq » (« La Justice »). D’autres restent limités au web : ainsi, « Souryana » « Notre Syrie ») ou « Boukra » (« Demain ») sont diffusés par courriels au format PDF ou simplement consultables sans téléchargement – pour ceux qui craignent une saisie de leur ordinateur par la police.
« Al-Haq » se présente comme un hebdomadaire politique indépendant de huit pages, traitant de l’actualité de Damas et de sa région. De son côté, « Al-Badil » est publié sur quatre pages par un comité indépendant de soutien à la révolution, qui s’est donné pour mot d’ordre : « Liberté, justice, citoyenneté » et veut faire la preuve que « la révolution est capable de produire de l’information ». « Dès le premier jour de la révolution, le peuple syrien a réussi à envoyer au monde les images des crimes commis par le régime. Il est aujourd’hui capable de maîtriser toute la technologie des médias. »
La revue « Muthaqaffun ahrar li Surya hurra » (« Intellectuels libres pour une Syrie libre ») se présente quant à elle sous forme de page Facebook, avec un bulletin d’information complet au cœur des évènements. Selon Lama, l’une des fondatrices, « la mise en ligne sur Facebook a été préférée à une distribution au format PDF parce qu’elle nécessite moins de coordination – difficile et dangereuse dans les conditions actuelles – entre les nombreux intervenants ».
Beaucoup d’éditorialistes réputés y contribuent en effet, tels que Tassin Al-Haj Saleh, Rosa Yassin Hassan et d’autres militants et journalistes. La plupart des intervenants signent de leur vrai nom. N’est-ce pas dangereux, d’autant qu’ils se trouvent en Syrie même ? « La peur n’est plus l’élément déterminant aujourd’hui, répond Lama. La foi dans la cause l’emporte. »
Une rubrique propose la traduction des principaux éditoriaux et analyses de la presse mondiale concernant la Syrie, une autre des récits des manifestations, une autre encore la révolution vue par les enfants. De même, la rubrique « caricature » explique les structures mentales du milicien du régime, une figure hideuse.
La revue « Souryana », lancée le 26 septembre dernier, a pour devise une citation de Gandhi : « A l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent. » Selon Souad Youssef, l’un des fondateurs, l’objectif est d’ »offrir des informations vraies, la réalité vécue par les Syriens, et non la propagande des médias officiels. » Bien qu’elle paraisse en ligne pour des raisons de sécurité et de coût, elle est parfois imprimée par des militants. Son premier numéro aurait ainsi été tiré à 800 exemplaires. « Nous sommes en communication permanente par Internet car, si nous nous réunissions physiquement, nous risquerions l’arrestation collective, dans le meilleur des cas. »
Karym Layla, rédacteur en chef de la revue « Hourryat », abonde dans le même sens. « les publications révolutionnaires méritent qu’on mette sa vie en danger, estime-t-il. Notre sang n’est pas plus précieux que le sang de ceux qui s’expriment quotidiennement sur la répression. Chacun fait ce qu’il peut. » après des décennies de répression, « Hourryat » a pris son envol le 22 août, explique Karim. « C’est le premier hebdomadaire de la révolution, écrit par les plumes de la révolution, imprimé dans les maisons des révolutionnaires et distribué malgré la menace de se faire arrêter ou éliminer. Nous essayons de contourner le danger autant que faire se peut, en le diffusant nous-mêmes au cours de manifestations et en le déposant de nuit devant les portes d’immeuble, mais le danger reste réel. » Une équipe de militants réunit les informations, documente les cas de torture, rappelle le destin des martyrs, raconte les manifestations et retrace le parcours des réfugiés. Tout cela est imprimé en un lieu tenu secret.
« Au début la revue avait quatre pages, aujourd’hui elle en compte seize, couvrant la politique, l’économie, la littérature, publiant des opinions, sans compter le travail de prise de conscience à propos de l’Etat de droit, du respect de l’autre, de la liberté d’expression et de la culture du dialogue. » explique Karim. Une version électronique a été lancée depuis et elle est diffusée par des exilés en Occident lors d’évènements consacrés à la Syrie.
Boukra a commencé sous forme d’une page quotidienne sur Facebook, avec le mot d’ordre « J’aime la Syrie, c’est tout. » en septembre, son équipe a préparé un dossier de vingt-sept pages sous le titre « L’opinion privée de liberté, comment résister ? » Celui-ci retrace l’histoire des disparitions forcées, aborde la question des prisonniers d’opinion sous l’angle de la législature syrienne actuelle, se demande si « le bourreau est une victime » et offre cinq pages de témoignage de prisonniers politiques de la révolution du 15 mars (début de la révolte syrienne). Il étudie également les effets psychologiques, sociologiques et économiques d’une arrestation, puis la façon dont cela se répercute sur l’art et la littérature syriens. Un autre dossier, plus récent, porte sur « la résistance civile, la force de la non-violence ».
Pour leur maquette, ces publications ont recours à des artistes qui s’appliquent à donner une identité visuelle à la révolution. Là encore, les œuvres de certains grands noms, sculpteurs et peintres, tels que Youssef Abdelki, sont en ligne sur Facebook.
Et si le régime finissait par tomber ? « Hourryat deviendrait un journal officiel, s’amuse Karim. On garderait le même titre, mais aussi le même contenu défendant les hourryat (libertés). Nous ne serons jamais comme le quotidien Al-Thawra (« La Révolution »), porte-parole du régime actuel syrien, qui s’acharne contre la révolution. »
Zeina Irhim – Courrier international.
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Par nchelay dans Actualité des révolutions le 8 Janvier 2012 à 19:01
Source : Courrier International
Il creusait des tunnels quand les autorités dressaient des murs : avec ses amis du réseau Telecomix, ce thésard de Göteborg a permis aux opposants de se connecter à Internet en Tunisie, en Egypte et en Syrie.
C’était juste après minuit, dans la nuit du 27 au 28 janvier : Hosni Moubarak avait alors donné l’ordre aux fournisseurs d’accès de verrouiller tout le réseau Internet. Quelques minutes plus tard, l’Egypte s’est transformée en « Corée du Nord ». Seul un unique câble, posé au fond de la Méditerranée, a empêché que le pays ne soit totalement coupé du monde – il permettait à la Bourse du Caire de rester ouverte. Même le réseau de téléphonie mobile avait été coupé – tout cela pour isoler les Egyptiens et entraver l’opération « Jour de la colère », quand des centaines de milliers de personnes devaient converger vers la place Tahrir, après la prière du vendredi, pour protester contre la dictature.
Cette nuit-là, Christopher Kullenberg était installé devant son ordinateur, dans son logement étudiant. Le jour, il est thésard en théorie des sciences à l’université de Göteborg ; la nuit, il est cybermilitant. Il fait partie d'’n noyau dur de hackers et de militants disséminés à travers l’Europe et réunis sous le nom de Telecomix.
Le 28 janvier donc, sur son écran d’ordinateur, Christopher Kullenberg a vécu en direct la coupure des connexions en Egypte : il était en plein chat avec un contestataire égyptien quand la communication a été interrompue. Que faire ? sur le chat de Telecomix, les échanges ont fusé, avec les propositions les plus farfelues. Une antenne a même été dressée en Belgique dans l’espoir d’entrer en contact avec des radioamateurs égyptiens, mais tout ce que les hackers ont réussi à capter, ce fut… la radio de l’arme égyptienne.
Quelqu’un a suggéré d’utiliser des numéros de fax égyptiens, car le réseau de téléphonie fie était toujours en service. Et cela a fonctionné.
Les membres de Telecomix ont récupéré de vieux groupes de modems datant de l’époque où les cybercommunications passaient par les lignes fixes. Une fois le matériel acheminé sur place, une cinquantaine d’égyptiens, tout au plus, ont ainsi pu se raccorder à Internet au moment où le réseau était officiellement suspendu. Suffisant pour faire sortir les informations du pays. Christopher Kullenberg et ses amis n’ont quasiment pas fermé l’œil pendant plusieurs jours.
Telecomix a été créé le 18 avril 2009, lors d’une soirée organisée chez lui, ils n’étaient qu’une dizaine et s’étaient rencontrés lors du procès du site de téléchargement Pirate Bay. Ils s’inquiétaient de l’instauration du « paquet télécoms » - directive européenne sur les télécommunications – qui menaçait le droit à un web libre et ouvert à tous. Telecomix a entrepris de faire pression directement sur les décideurs. Le collectif a créé un site qui donnait les numéros de téléphone des députés européens et il exhortait les internautes à les appeler. « Nous avions trouvé un moyen de court-circuiter le processus politique », se félicite Christophe Kullenberg. L’UE était alors la cible favorite de Telecomix. La présence dans ses rangs d’un homme comme Christophe Kullenberg, dont le titre universitaire légitime l’organisation auprès des acteurs politiques, est un atout précieux.
A l’été 2009, lors de la « révolution verte » iranienne, « nous avons joué le rôle de support technique auprès des révolutionnaires », raconte-t-il. La révolution a raté son but, et le cybermilitantisme aussi, constate-t-il avec le recul. Mais l’Iran n’était qu’un début, présageait-il dans « Le Manifeste cyberpolitique », son premier et pour l’heure unique ouvrage, publié six mois avant le début du « printemps arabe ». Il avait vu juste.
« La liberté d’expression, c’est le fait que le réseau fonctionne »
Christopher Kullenberg partage une petite pièce avec deux autres thésards dans l’ancienne cour d’appel de Göteborg, une vieille bâtisse en brique. Son manifeste est là, quelque part au milieu des piles de livres qui jonchent son bureau. Il est censé terminer les derniers chapitres de sa thèse, mais, sur son écran d’ordinateur, c’est le chat de Telecomix qui défile. Difficile de dresser son portrait, même si son parcours est connu : Il naît en 1980 dans la petite ville de Bodafors, dans le Smaland (dans le sud de la Suède), d’où il s’envolera vers l’adolescence. Là, il passe le plus clair de son temps à la bibliothèque de l’université. Il suit un double cursus, décroche la note maximale à ses examens. Devient thésard. Avant d’être aspiré – lui qui fréquentait surtout jusqu’alors le monde analogique – par le trou noir de la cyberpolitique. C’est en effet l’époque des descentes de police contre The Pirate Bay, et celle de la création du Parti Pirate.
Ce qui l’intéressait alors, ce n’est pas le téléchargement de musique gratuite, mais ce que devient le web, infrastructure commune de notre liberté d’expression. Il est difficile de ranger Christophe Kullenberg dans une catégorie. Il évolue dans plusieurs univers à la fois et détonne, où qu’il se trouve. Dans la culture hacker, c’est le philosophe qui, au fond, est davantage versé dans les lettres que dans la technique. Il fait penser à un instituteur à l’ancienne coincé dans une époque numérique, avec une aptitude particulière à traduire une technologie complexe en une politique qui parle à tous. Telecomix n’est qu’un biais parmi d’autres. Il est également membre du groupe Julia, un think tank qui œuvre en faveur d’un web libre et ouvert à tous. Sur son blog et sur son compte Twitter, partout, le message est le même : « J’essaie de traduire en politique une pratique existante ».
Il ne fait partie ni de ceux qui croient que nous prenons inexorablement le chemin d’une société policière, ni de ceux qui affirment que la généralisation de la fibre optique s’accompagnera nécessairement d’une diffusion de la démocratie dans le monde. C’est précisément pour cette raison qu’il croit le cybermilitantisme nécessaire : pour aiguiller le cours des évènements dans la bonne direction.
En soi, Internet n’est pas démocratique : Christopher Kullenberg est le premier à le reconnaître. Ce qui ne l’empêche pas de voir dans les progrès de la technologie un grand potentiel pour la démocratie. A ses yeux, Internet s’apparente au feu de Prométhée (le titan de la mythologie grecque qui a subtilisé le feu aux dieux pour le donner aux hommes), un pouvoir extraordinaire capable à la fois de nous affranchir ou de nous asservir selon l’usage que nous en faisons.
« N’importe qui peut ouvrir un blog, n’impore qui peut se mettre à tweeter », se félicite-t-il. Une nouvelle forme de culture participative, où quelques clics suffisent à sensibiliser l’opinion, se substitue peu à peu aux flux d’information à sens unique des médias traditionnels. Et la façon de faire de la politique en a été profondément bouleversée, analyse-t-il. « Les réseaux sociaux font que les jeunes du Moyen-Orient n’ont plus besoin d’être représentés : ils peuvent désormais communiquer directement avec vous et moi ». [NDLR : la communication n’est pas tout… il y a la loi, aussi !]
Pour Christophe Kullenberg, il ne suffit pas de s’appuyer sur les déclarations des droits de l’homme, « il faut construire matériellement la liberté d’expression. Et, sur Internet, la liberté d’expression, c’est le fait que le réseau fonctionne. » C’est là que les hackers de Telecomix entrent en scène. Quand l’infrastructure du réseau est hors service, ils la réparent. Quand les dictatures dressaient des murs, ils creusaient des tunnels. « si on ne défend pas l’internet libre, on ne saura pas ce qui se passe sur la place Tahrir. »
Contrairement à d’autres collectifs de hackers, Telecomix, Christophe Kullenberg en tête, a fait le choix de la transparence totale sur ses actions. La raison en est simple : « on ne peut pas rester anonyme quand on veut participer à une séance du Parlement européen à Bruxelles. » Et aussi : « Quand vous piratez le réseau d’un pays, vous êtes dans l’illégalité. Pour débloquer Internet au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord, on est obligés d’enfreindre une foule de lois dans les pays concernés. Mais on bénéficie d’un soutien moral chez nous. » et plus encore du soutien de toutes les personnes dont les cybermilitants suédois ont fait la connaissance, en Iran, en Tunisie, en Egypte, en Syrie et ailleurs. Aider les militants chinois à creuser des tunnels cryptés sous le « bouclier doré » [nom du pare-feu mis en place par la Chine] est un travail incessant.
Sauver l’Internet libre est une besogne lourde et chronophage. Quelqu’un doit bien nourrir le feu de Prométhée. Mais celui qui se dévoue contribue aussi à façonner l’avenir, ce qui peut expliquer qu’une personne comme Kullenberg – qui ne possède lui-même ni Smartphone ni compte Facebook – passe le plus clair du temps à se battre pour que des gens qu’il n’a jamais rencontrés aient la possibilité d’exprimer leurs opinions sur les réseaux sociaux. Voilà qui lui promet sans doute de nouvelles nuits blanches.
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Par nchelay dans Revue de presse le 8 Janvier 2012 à 18:58

Source : Alternatives Internationales
Un article intéressant, qui pointe les récentes avancées positives de l’économie mondiale, afin de ne pas sombrer dans la caricature et l’alarmisme. Attention, cependant ! On ne peut pas dire que le monde a viré au rose…
Loin d’être l’organe de gouvernance économique que certains appellent de leurs vœux, le G20 n’en remplit pas moins, malgré ses défauts, un important rôle de régulation.
La France avait placé la présidence du G20 sous le mot d’ordre flamboyant « Nouveau monde, nouvelles idées ». Mais le cours des évènements a imposé son rythme : les 3 et 4 novembre derniers, la crise des dettes souveraines en Europe a pris le sommet de Cannes en otage et capturé l’attention des médias. Certains, déçus par ses résultats peu concrets, jugent le G20 inutile. C’est une conclusion erronée. L’économie mondiale a besoin d’une meilleure gouvernance. Demandons-nous plutôt où en est cette ambition que le G20 était censé incarner.
Face à la crise économique la plus grave depuis 1929, les gouvernements ont retenu les leçons de l’entre-deux guerres. Le plus important est le climat de coopération internationale qu’ils ont réussi à instaurer. Il a permis la définition de politiques coordonnées et la création d’un nouveau forum pour traiter les affaires du monde, le G20 [NDLR : Rappelons que les confortistes sont en faveur d’une reprise de l’économie par la base, par des coopératives par exemple. Mais des avancées au niveau international sont toujours bonnes à prendre…] De Washington en novembre 2008 à Séoul en 2010n les sommets organisés dans ce cadre ont permis d’éviter la répétition de la grande dépression : assèchement du crédit, chute de la demande, aggravation dramatique du chômage, blocage de l’économie qui pousse les gouvernements dans le protectionnisme et la spirale des dévaluations compétitives aux conséquences désastreuses…
Après le sommet de Londres, en avril 2009, le G20 a toutefois donné l’impression de piétiner. La réponse initiale, lorsque la crise a éclaté à l’automne 2008, était, il est vrai, assez facile. Les politiques budgétaires et monétaires ont partout été utilisées pour stimuler la demande et renflouer les banques. Mais depuis, les choses se sont compliquées. Les Etats, confrontés à leur endettement massif et à l’ampleur de leurs déficits, se retrouvent en première ligne, et il leur est plus difficile de définir les « bonnes » réponses à la crise. La présidence française du G20 a fait dès 2010 le pari qu’il était possible de « mieux gouverner la mondialisation ». Elle a annoncé son intention de mettre en œuvre les programmes décidés lors des précédents sommets et de lancer de nouveaux chantiers : la réforme du système monétaire international, la régularisation des marchés agricoles et des matières premières, un fonctionnement plus efficace et plus légitime du G20. Quels sont les résultats ?
Atténuer l’instabilité. Les avancées sont réelles. Le communiqué final du sommet de Cannes, auquel beaucoup n’ont pas prêté l’attention qu’il mérite tant les regards étaient tournés vers le sort de la Grèce et de l’Italie, traite des questions les plus importantes pour l’économie mondiale. Des principes ont été acceptés et des décisions prises pour atténuer l’instabilité que provoque une volatilité trop forte des mouvements de capitaux. Il a été souligné que la correction des déséquilibres globaux appelle une plus grande flexibilité des taux de change. Un message qui s’applique en particulier là où ils sont fixés par l’Etat, c’est-à-dire en Chine. On a de même repoussé la tentation de recourir aux dévaluations compétitives [NDLR : Ca c’est une bonne nouvelle… à voir si elle sera suivie d’effet…]. Mission a été confiée au FMI de renforcer les filets de sécurité financiers mis en place à Séoul, et assurance a été donnée que celui-ci serait doté des ressources nécessaires pour remplir ses missions. La re-régulation de l’industrie financière se poursuit avec le renforcement des pouvoirs du Financial Stability Board (Conseil de Stabilité Financière), qui sera doté de la personnalité juridique. On a procédé à l’identification des banques systémiquement importantes, auxquelles des ratios de fonds propres plus élevés seront imposés.
Finance fantôme. Le G20 a complété les mécanismes de régulation et de supervision des marchés de produits financiers dérivés et a tenté de réguler de « shadow banking », cette part désormais importante de l’activité financière qui, tels les hedge funds, échappe aux règles prudentielles imposées aux banques. En ce qui concerne le système monétaire international proprement dit, le communiqué énonce pour objectif de voir le DTS (« Droit de tirage Spécial », réserve de change gérée par le FMI) « mieux refléter les réalités économiques et financières de l’heure ». Concrètement, il s’agit de faire entrer la monnaie chinoise dans le panier de monnaies qui définit le DTS : un pas en avant impensable il y a deux ans.
Là où il est permis d’être sceptique, en revanche, c’est sur les capacités du G20 à améliorer d’autres aspects cruciaux de la gouvernance mondiale. Par exemple, devant l’urgence de réduire les émissions de gaz à effet de serre et face aux impacts économiques et sociaux de la flambée des prix des hydrocarbures, comment se fait-il que le G20 soit incapable d’impulser une action coordonnée en faveur du triptyque climat-énergie-croissance verte ? D’autres critiques sur le fonctionnement du G20 apparaissent pas ailleurs justifiées. Ses sommets ont une faible capacité d’entraînement sur l’action des institutions internationales, sur lesquelles repose in fine la capacité d’agir ?
A Cannes, on n’a guère progressé sur les moyens d’empêcher de nouvelles flambées des prix agricoles, à l’origine des émeutes de la faim de 2008. La mise en œuvre des décisions des sommets reste souvent problématique, comme par exemple la question d’une « surveillance » macroéconomique plus active de la part du FMI. Enfin, l’agenda devient progressivement de plus en plus chargé, comme celui de feu le G7, et la démarche devient plus laborieuse, au fil de négociations entre un grand nombre de pays aux intérêts, aux priorités et aux susceptibilités différentes.
La question des méthodes de travail du sommet reste ouverte : la présidence française avait demandé au Premier ministre britannique un rapport sur la gouvernance mondiale d’où est ressortie une préférence pour un fonctionnement assez informel plutôt que pour un nouvel alourdissement des institutions internationales. Ces sommets ont aussi, depuis l’origine, vocation à établir un contact personnel entre les leaders, un facteur important pour renforcer un climat de compréhension et de confiance mutuelles. La décision d’écarter la création d’un secrétariat général, qui serait devenu un nouvel agrégat bureaucratique, est sans doute sage et la formation, pour piloter les travaux, d’une troïka formée des présidences passée, présente et future constitue une façpn légère de donner plus de continuité à l’action des sommets.
En conclusion, il est prématuré d’imaginer que le G20 puisse à brève échéance devenir une instance de gouvernance mondiale. Des réactions sévères, telle celle de Wolgang Munchau, éditorialiste du Financial Times – « Le sommet a démontré de manière presque comique son inutilité pour assurer l’avenir de la finance mondiale » - se trompent sur ce qu’il est raisonnable d’escompter de ce type de diplomatie financière. Il n’y a pas de « grand soir » à attendre, c’est une démarche faite de compromis et de petits pas successifs. Il faut surtout se représenter ce que serait l’alternative : le choc, comme dans l’entre-deux guerres, des intérêts nationaux avec les conséquences dévastatrices sur les échanges internationaux, l’activité et l’emploi. Le sommet de Cannes n’est pas le début d’un Nouveau Monde mais une étape dans un processus difficile où chaque nouveau pas ajoute un peu de cohérence à l’édifice. Rendez-vous donc à los Cabos au Mexique pour le prochain sommet, les 18 et 19 juin prochains.
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Une vidéo bien sympathique... Nous ne pouvons qu'être d'accord avec les paroles de ces rappeurs :-)
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Par nchelay dans Revue de presse le 3 Janvier 2012 à 02:05
Source : "Le Monde", pour Direct Matin
Crise ou pas, alors que toute l'Europe se mobilise pour la survie de la zone euro, l'économie sociale et solidaire (ESS) - associations, coopératives, mutuelles et fondations - se porte bien. Dans l'Union Européenne, elle emploie plus de 11 millions de salariés, soit 6% de l'emploi total.
En France, tandis que les chiffres du chômage sont à nouveau en hausse, l'ESS continue de recruter. Cette "autre économie" caractérisée par des objectifs non lucratifs, un mode de gouvernance participatif ou la finalité sociale de ses activités, affiche en 2010 une progression annuelle de 1,3% en termes d'emplois et de 2,8% en masse salariale. Le secteur représente un emploi sur huit : 12,5% de l'emploi salarié privé en 2010, contre 12,2% un an plus tôt, et quelque 10% du PIB.
Le mois de novembre sera, pour la 4e édition du Mois de l'économiesociale et solidaire dont "Le Monde" est partenaire, la vitrine des initiatives de ce secteur, d'une part pour améliorer sa notoriété auprès du grand public, mais surtout pour convaincre les dirigeants politiques, à quelques mois de l'élection présidentielle, du bien-fondé de la réorientation de l'économie. A cette fin, les acteurs de l'ESS ont adressé aux futurs candidats une douzaine de propositions concrètes pour adapter l'économie aux changements sociaux, comme la limitation des écarts de rémunération ou la consultation des employeurs de l'ESS dans l'élaboration des politiques publiques.
Mais si, au nom de la défense de l'intérêt général, de la réduction des déficits publics et des aspirations de la société civile, le futur gouvernement prenait la balle au bond et demandait à l'ESS de prendre en charge une part plus grande de l'économie, cette dernière serait-elle prêt à le faire ? "L'ESS a toujours dit qu'elle ne contribuerait pas volontairement à la réduction du rôle de l'Etat. Mais elle est son partenaire naturel et, à ce titre, elle est déjà très présente dans la protection sociale, à travers les mutuelles de santé et les retraites complémentaires", répond Thierry Jeantet, président de l'association des Rencontres du Mont-Blanc, une sorte de Davos de l'économie sociale. L'ESS pallie déjà le désengagement de l'Etat : l'action sociale (38,5% de son sactivité contre 36,8% en 2008) et l'éducation (15,1% contre 15,8%) sont ses deux premiers secteurs d'activité.
L'ESS a des atouts indéniables pour prendre une part plus grande dans l'économie. "Sa croissance dans le monde des services n'est pas terminée; le commerce équitable est un champ qu'elle est loin d'avoir fini de développer; son rôle dans l'accompagnement ne peut que s'étendre", indique Thierry Jeantet. En outre "ses emplois sont essentiellement non-délocalisables et la satisfaction au travail y est meilleure que dans les entreprises privées classiques, malgré des salaires relativement inférieurs à la moyenne" [NDLR : ce n'est pas forcément un exemple à suivre...] indique Guillaume Légaut, délégué général du Ceges (Conseil des entreprises employeurs et groupements de l'économie sociale).
Depuis quelques années, le secteur semblait cantonné à l'économie de "réparation" (insertion, assistanat, etc.). L'ESS était bien reconnue capable d'agir contre la pauvreté, mais à la marge. Les cadres vieillissants ne voyaient pas arriver de successeurs. Or l'accroissement des inégalités et le contexte de mondialisation ont mis l'économie sociale face au défi de changer d'échelle. Les polémiques entre les "valeurs communes" entre les coopératives, les associations, les mutuelles, voire les entreprises sociales ont cédé le pas aux tentatives de convergence. L'ESS a fait des émules auprès de la jeune génération dans les grandes écoles (Essec, HEC). C'est aujourd"hui au tour de la Commission Européenne de franchir "une étape forte", déclare Tarik Ghezali, délégué général du Mouvement des Entrepreneurs sociaux. En publiant une "initiative pour l'entrepreneuriat social", plan d'action à court terme pour accompagner le développement de l'économie et de l'innovation sociale, elle ouvre une porte vers davantage de financements, en permettant aux entreprises de l'ESS de se financer sur les marchés. Pour changer d'échelle, l'ESS est donc à un tournant de son développement.
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Par nchelay dans Revue de presse le 29 Décembre 2011 à 14:10
75% de réduction du budget du programme alimentaire ! L'Europe sauve les banques, mais laisse les pauvres crever de faim !
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Par nchelay dans Bibliothèque le 29 Décembre 2011 à 12:22
Extrait du manuel "Introduction au Confortisme", par Nicolas Chelay.
VII. LE SENS
L'économie est la discipline qui décide de l'organisation de la rareté. Pendant bien longtemps, elle ne se préoccupa guère de ce que l'on nomme "externalités", à savoir l'éducation, l'air ou la beauté du paysage environnant un lieu de production. Aujourd'hui, l'écologie politique a défini de nouveaux concepts, tels que la croissance verte, les normes HQE, ou la protection des cours d'eau. Pour nous, l'économie est indissociable de l'écologie, car l'une affecte l'autre au même titre qu'une politique environnementale crée des emplois et permet, par exemple, de soutenir le tourisme. Si l'économie est la science qui régule la rareté, alors la protection de la biodiversité et la surveillance des conditions d'élevage et de culture sont des priorités.
Il y a deux écoles : celle du court terme, qui tend vers l'exploitation pure, et celle qui essaye d'avoir un fonctionnement global, sur le long et le moyen terme. En effet, il en va de la nature comme du capitalisme : les monocultures intensives pratiquées sans jachères assèchent le sol, ainsi que l'exploitation des classes inférieures engendre de la pauvreté. Dit autrement : si on accepte de laisser respirer la terre, elle sera toujours fertile, et si l'on ne donne qu'une paye de misère à ses employés, ceux-ci ne pourront participer activement à la vie économique.
De ce dernier constat naît l'œuvre de Keynes, qui avec Ford a voulu défendre les conditions de vie des ouvriers non qualifiés, arguant que leur pouvoir d'achat devait être maintenu afin que les entreprises puissent vendre leurs produits. Si, maintenant, les néolibéraux tiennent le haut du pavé, c'est plus par conjonction de deux facteurs que par validité de leurs théories - et qui se résument à laisser le marché décider sur tout. Premièrement, et avec l'impact négatif des systèmes communistes totalitaires, la philosophie "de gauche" a connu un retour de balancier qui a placé Ronald Reagan et Margaret Thatcher au pouvoir. De même que Giscard d'Estaing ou que les deux Bush, ces tenants du conservato-libéralisme ont su gagner les faveurs des juges du Prix Nobel, reprenant à Smith sa sacro-sainte "main invisible" et triomphant, avec la dérégulation des marchés, dans un cadre démocratique. Deuxièmement, la délocalisation massive de la production en Asie a permis effectivement au capitalisme "débridé" de se maintenir, asservissant à ses intérêts une main-d’œuvre faiblement payée et syndiquée. La même chemise, produite aux Etats-Unis ou en Chine, coûte jusqu'à onze fois moins cher lorsqu'elle est délocalisée !
La "main invisible" est donc plutôt la main chinoise, qui ne régule pas mais permet aux multinationales - qui représentent les deux tiers du commerce mondial - d'aligner des profits monstrueux basés, non sur un marché "autorégulé", mais sur la différence des niveaux de vie entre l'Asie et l'Occident. La démarche keynésienne, ainsi, n'a pas périclité en raison de son invalidité, mais parce que dans les pays émergents, des salaires bas permettent de survivre, ce qui a détruit la marche normale de revendication de meilleures conditions par les salariés, dans les pays développés. Ceux qui ne sont pas satisfaits de leurs conditions ne peuvent plus faire pression sur le patronat car ce même patronat a tout intérêt à employer une main-d’œuvre plus servile et moins coûteuse. Aux Etats-Unis, les enseignes Wall-Mart ferment, sans préavis, dès qu'une cellule syndicale y est établie. En France, le taux de syndicalisation avoisine les 9%. Une marque telle "Hello Kitty" est ambassadeur de l'UNICEF (qui assure la protection des enfants dans le monde) alors qu'elle emploie des mineurs dans des conditions épouvantables !
On peut tirer deux conclusions de ces faits : la première est que le capitalisme "ultralibéral" fonctionne grâce à un système d'import-export entre une population exploitée et une autre qui subit des prix trop élevés, ceci engendrant des montagnes de profit, notamment avec la baisse des coûts de transport, de douanes et de communication. La seconde est que la démocratie mondiale, qui s'exprime sur tous les sujets, peine à entrer dans le réel ! L'UNICEF est une bonne structure, en théorie, mais infiltrée par des sociétés qui ont des intérêts qui lui sont contraires, elle devient une "structure fantôme", l'équivalent en inutilité des anciens veilleurs qui beuglaient, toutes les heures : "Tout va bien, dormez braves gens !". Aujourd'hui, toutes les causes sont défendues, les enfants ont leurs droits et Haïti compte plus de trois cent ONG sur son territoire; pourtant, l'île est toujours aussi pauvre, et des enfants sont encore obligés de devenir des soldats. La mondialisation a sonné l'heure des ONG; elle a aussi ouvert le terrain à un ultralibéralisme dévastateur.
Tout n'est plus qu'une question d'argent : on en donne aux ONG pour faire bonne figure. Mais que peuvent ces structures face aux intérêts composés - la plus grande force de l'univers, selon Einstein - et à la faillite des Etats ? Haïti n'a pas besoin de centaines de structures humanitaires ! Elle a besoin d'une éducation, d'une justice, d'un gouvernement qui prenne en compte ses difficultés ! Sous couvert d'humanisme, les ONG sont devenues des vecteurs d'ingérence; les pauvres sont devenus un marché. Le capitalisme sait que le communisme lui est supérieur parce qu'il défend les intérêts des opprimés, en théorie - il a donc créé son propre communisme ! Sous couvert de moralisation, on voit ici un ersatz de la "révolution verte" qui, hier, clamait qu'avec l'agriculture chimique intensive les déficits alimentaires seraient comblés. Le résultat ? Des émeutes de la faim, dans plus d'une dizaine de pays ! Le capitalisme se fait donc social, il veut être le seul à pouvoir arranger le monde. Le problème, est que sa nature n'est composée que d'intérêts financiers. C'est comme demander à Jack l'Eventreur de veiller sur des prostituées ! Le capitalisme doit rester une structure globale, si on tombe d'accord sur le fait que le monde sera toujours "un marché"; Quant à ceux qui voudront améliorer le sort de leurs congénères, ils doivent être tout autant en mesure d'agir (réglementation, droits) que de se financer !
Pourquoi ne pas reprendre, alors, nous aussi, les avantages du capitalisme, afin de contrecarrer ses mauvais penchants ? Le capitalisme, depuis Smith, se base sur l'intensité des échanges commerciaux. Il y a donc deux voies, celle qui demande gentiment au marché-roi, à l'ONU, de représenter les intérêts des opprimés, noyé parmi d'autres et sans grande marge de manœuvre; et celle qui décide de reprendre le pouvoir par le commerce, de concurrencer le capitalisme pour y établir des bases, des entreprises, des gouvernements peut-être, et ne dépendre que du succès de ses politiques et de ses produits.
Voilà ce que nous avons choisi de faire. Voilà pourquoi il nous faut étudier l'économie et le commerce : afin de récupérer ce que le marché capitaliste nous a pris. Hier, les aristocrates dominaient avec leur sang bleu, et leur religion; aujourd'hui, les politiciens et les multinationales se partagent le gâteau, qui en se faisant élire, qui en glissant ses produits dans notre assiette. Reprenons le pouvoir civique et financier, non par la force, mais par le génie ! C'est notre but.
Nicolas Chelay.
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Par nchelay dans Bibliothèque le 29 Décembre 2011 à 12:20
Extrait du manuel "Introduction au Confortisme", par Nicolas Chelay.

VI. L'EVIDENCE
L'Histoire du 20e siècle nous fournit, encore, de la matière et plus particulièrement un cas de figure tristement célèbre : je veux parler du parti national-socialiste allemand. S'il fut un redoutable adversaire des idées démocratiques, on lui accordera que son extrémisme permet au moins un sujet de conversation : Peut-on catégoriser les êtres humains, et les traiter comme des marchandises ? En effet, deux théories, pas forcément contradictoires, peuvent expliquer les déportations et les exactions diverses des nazis. La première est idéologique : Hitler détestait les juifs, les homosexuels, les gitans, les opposants politiques, etc. La seconde est plus pragmatique : Qui allait défendre ces gens ? Qui empêcherait leur dépossession, leur exploitation, et même leur mort ? Ainsi, bien que se proclamant socialiste, on peut voir chez les nazis le spectre du capitalisme, dans son aspect le plus dénué de pitié, celui qui hier se fondait sur la déportation des Noirs d'Afrique, sur l'invasion de l'Asie, des Amériques et de l'Océanie; Celui qui proclame : "Main d'oeuvre gratuite".
Les nazis sont conspués unanimement, et pourtant, la plupart de nos sociétés traitent encore inégalement la moitié de leur population - je veux bien sûr parler des femmes. Il serait donc ignoble de déporter une "race", mais passable de maltraiter un sexe. Les patrons seraient-ils misogynes, ainsi que les nazis étaient prétendument l'ennemi des juifs, ou appâtés par le gain ? La mentalité de ceux qui, avant-hier encore, faisaient travailler des enfants dans les mines, pour presque rien, et qui, hier, ont envoyé mourir des "indigènes" ou des descendants d'esclaves dans des guerres, sans leur donner de citoyenneté, sans même les payer parfois, cette mentalité n'a pas disparu; elle a simplement troqué une victime pour une autre. S'il ne s'agit ni des esclaves, ni des anciens esclaves, ni des colonisés, ni des néo-colonisés, ni des enfants, ni des femmes, il s'agira des personnes âgées - qui devront compléter leur retraite, des jeunes - qui troquent souvent leur indépendance financière contre des années de travail ingrat, au détriment de leurs études, ou des immigrés en situation irrégulière - bien pratiques en période d'élections, et travaillant dans n'importe quelles conditions.
La défense des travailleurs est donc globale, puisque chacun peut se retrouver catégorisé - voir les interdictions de circuler communistes en URSS - et se retrouver, seul bien que nombreux dans ce cas-là, dépossédé de tout ou une partie de ses chances. Comment y procéder ? Par l'application volontaire et constante dans les structures amies, et par le combat des structures ennemies. La méthode des amendes est inefficace : de rares procès s'y soldent par un peu d'argent dépensé par le patron, qui conserve son poste et, souvent, ses méthodes. Il faut punir réellement, par de la prison ferme. Pourquoi ? Parce que les esclaves noirs, aux Etats-Unis, n'ont pas pu demander gentiment qu'on les affranchisse : ils ont du faire la guerre. Certains intérêts s'opposent; c'est à la loi de trancher, sur la base de l'égalité de tous. Ces peines dissuaderont les "misogynes" comme les "racistes".
Voilà le nerf du Confortisme, la défense des droits de l'individu, afin que les camps de concentration d'hier ne deviennent aujourd'hui des cages invisibles.
Nicolas Chelay.
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Par nchelay dans Charte du Confortisme le 29 Décembre 2011 à 12:10
CHARTE DU CONFORTISME
I. La compétence, le potentiel et l’assiduité des travailleurs sont les seuls critères de recrutement, et d’avancement au sein d’une entreprise confortiste. A travail égal, salaire égal, sous l’égide d’une même représentation. Toute forme de discrimination est passible de bannissement.
II. Toute personne ou toute structure ayant été bannie du Confortisme, se voit retirer le droit d’utiliser ce nom – hormis le droit de formuler des critiques à son encontre. Le Siège Central du Confortisme se réserve le droit de juger, de bannir et de réintégrer des membres en fonction des preuves, des témoignages et de tout élément, récent ou non, découvert ou présenté.
III. Tous les membres d’une structure incriminée sont jugés séparément. Si un seul membre banni par le Confortisme subsiste dans l’entreprise, passé ce jugement, l’entreprise n’est plus considérée comme confortiste. Les recours auprès du Siège Central, afin de modifier ce jugement, sont toujours accordés en cas de présentation de nouveaux éléments – mais durant ce processus, l’entreprise ne peut se déclarer confortiste.
IV. La qualité a un coût, mais elle n’a pas de prix. La satisfaction des clients est vitale. Les travaux de recherche et de développement sont encouragés, et peuvent être financés par le mutualisme confortiste.
V. Le Confortisme doit toujours utiliser le procédé, et les matériaux les moins polluants. La recherche de la qualité d’un produit se double donc d’une conscience aigue de l’impact de sa production, de son transport, de sa vente et de son utilisation sur l’environnement. Toute utilisation consciente de matériaux ou de procédés néfastes pour la santé des clients, des travailleurs, ou d’une tierce personne, est passible de bannissement.
VI. A mauvaise paye, mauvais travail ! Les salaires et conditions de travail de chacun sont déterminés par le processus démocratique confortiste, dans le respect de la législation existante. Outrepasser ce processus est synonyme de bannissement.
VII. La créativité des travailleurs est une composante essentielle de l’idéologie confortiste. Au sein du processus décisionnel, tout travailleur peut s’exprimer, afin d’améliorer l’activité de l’entreprise. Chaque remarque prononcée doit être enregistrée, et consignée. Le mutualisme confortiste favorise également la création de nouvelles structures.
VIII. Le Confortisme n’est pas une organisation syndicale. La syndicalisation des travailleurs est encouragée. Le point de vue syndical est pris en compte, au même titre que celui émanant d’une personne non-syndiquée, ou s’exprimant en tant qu’individu.
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Par nchelay dans Revue de presse le 29 Décembre 2011 à 10:38

Voici la retranscription de l'interview d'Aurélie Trouvé, coprésidente d'Attac, parue dans Siné Hebdo :
Les gens sont en colère mais on ne les entend pas. Comment l'expliquez-vous ?
Depuis 2006 et la contestation du Contrat Première embauche (CPE) qui concernait les jeunes de moins de 26 ans, nous n'avons obtenu aucune victoire sociale. Même le million de Français descendu dans la rue l'année dernière pour contester la réforme des retraites n'a pas servi à faire plier le gouvernement. A cette désillusion s'ajoute la difficulté de se faire entendre dace à une droite dure comme celle de Sarkozy. Beaucoup de personnes sont prêtes à se battre mais elles ne s'engagent pas car les formes d'action traditionnelles ne leur conviennent plus. Nous avons trop souvent l'habitude de faire des débats entre convaincus, dans des lieux fermés. Maintenant, les gens ont besoin de s'exprimer dans la rue. Le mouvement des Indignés est très instructif à ce égard. Il nous dit qu'il faut occuper l'agora, la place publique. Et pas seulement avec une manifestation classique et des slogans. Voyez en Espagne, en Grèce, aux Etats-Unis avec Occupy Wall Street.
Que pensez-vous du plan d'austérité présenté par Fillon l'an dernier ?
C'est ridicule. Le problème n'est pas de bloquer les salaires des chefs D'Etat ou des ministres. Il s'agit de s'attaquer vraiment à tous les revenus indécents. Depuis trois ans, ils nous endorment, avancent des idées mais, concrètement, ils ne font rien. Par contre, lorsqu'il s'agit de mettre en place des plans d'austérité à répétition, ils n'y vont pas par quatre chemis. C'est tout de suite et maintenant. On ne peut rien attendre de Sarkozy car il est décidément le président des riches.
La plus ancienne de vos revendications est la mise en place d'une taxe sur les transactions financières. Aujourd'hui tout le monde en parle. Un succès pour Attac ?
Oui et non. En 1998, nous avons proposé la mise en place d'une taxe sur les transactions financières la taxe Tobin - pour remplir deux objectifs : contrer la spéculation et financer les biens publics mondiaux. A l'époque, nous étions considérés comme de dangereux révolutionnaires, des extrémistes. aujourd'hui, tout le monde, ou presque, trouve cette proposition crédible. L'ensemble du corps politique a repris notre discours et l'instrumentalise. Ce qui permet à Sarkozy d'avoir une image d'altermondialiste grâce à ses annonces sans avoir jamais rien mis en oeuvre.
La Commission Européenne est plus précise en revanche.
Elle a en effet repris notre proposition qui était une taxe à 0,1% sauf sur les actions, en la réduisant à 0,01%. C'est mieux que rien. Mais la Commission a exclu les transactions de change de cette taxe qui servira surtout à renflouer les budgets européens et nationaux. Le risque est grand qu'on prenne à la finance pour rendre à la finance. La Commission détourne une idée qui, au départ, devait financer les politiques sociales, la lutte contra la pauvreté dans le monde, le réchauffement climatique. C'est une victoire pour Attac du point de vue idéologique, mais pas de sa mise en oeuvre. On est au milieu du gué. Et la pression doit continuer.
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Par nchelay dans Présentation le 29 Décembre 2011 à 08:57

L'Alliance Confortiste Française est une association de loi 1901 fondée entre Nicolas Chelay et Marie-Thérèse Chelay, avec pour but de promouvoir et de concrétiser un meilleur marché du travail par la création d'entreprises et la recherche collective d'une meilleure répartition des richesses.
Nous voulons organiser deux voies, celle du "bon commerce" et celle de la "bonne politique". Dans un premier temps, il s'agit donc de donner une situation à nos membres, à travers un réseau d'entreprises solidaires. Dans un second temps, ceux qui le voudront pourront oeuvrer en politique sous les couleurs confortistes, et défendre nos valeurs.
Nous vous invitons à consulter notre Charte, qui détaille les points essentiels de ce que nous considérons comme "Confortisme". La Bibliothèque est faite pour rassembler les textes confortistes. Chaque membre doit en avoir produit un !
Voici les statuts de l'association :
ALLIANCE CONFORTISTE FRANCAISE
STATUTS DE L’ASSOCIATION
ARTICLE I – Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901 ayant pour titre « Alliance Confortiste Française »
ARTICLE II – Cette association a pour but de promouvoir par l’exemple les meilleures conditions de travail et le meilleur niveau de qualité possible des produits, ainsi qu’une production respectueuse de l’environnement, dans les secteurs primaires, secondaires et tertiaires. A ce titre, elle unit des entreprises s’accordant sur les valeurs qu’elle défend, et respectant les conditions de travail, les niveaux de salaires, et les méthodes de production qu’elle soutient.
ARTICLE III – Siège social
Le siège social est fixé au 83 avenue Paul Doumer – 92500 Rueil-Malmaison.
Il pourra être transféré par simple décision du Conseil d’Administration. La ratification par l’Assemblée Générale sera nécessaire.
ARTICLE IV – L’association se compose de :
a. Membres actifs, fournissant au Conseil d’Administration un rapport trimestriel de leurs activités. Ces membres sont dotés d’un droit de vote lors des Assemblées Générales.
b. Membres cotisants, exempts de la nécessité de fournir le rapport mentionné ci-dessus, mais pouvant participer et s’exprimer librement lors des Assemblées Générales, en dehors des votes.
c. Membres d’honneur. Ce statut est conféré par le Bureau, éventuellement sur suggestion du Conseil d’Administration, aux personnes respectant les valeurs de l’Alliance Confortiste Française, et dont le soutien à l’association a été manifeste. Ces membres ont des droits identiques aux membres donateurs, et sont exemptés de cotisation. Ils peuvent toutefois participer financièrement à la vie de l’association, selon leur volonté.
ARTICLE V – Admission :
Pour faire partie de l’association, il faut être agréé par le Bureau qui statue, lors de chacune de ses réunions, sur les demandes d’admissions présentées. La rédaction d’un texte en rapport avec l’économie ou la politique est la seule condition demandée.
Le Bureau se compose actuellement du Président, en la personne de Nicolas Chelay, et de la Secrétaire et Trésorière de l’association, en la personne de Marie-Thérèse Tournier.
L’élection du Bureau de l’association se tiendra chaque année, à partir de la date du dépôt de ces statuts.
ARTICLE VI – Radiations :
La qualité de membre se perd par :
a. la démission ;
b. le décès ;
c. la radiation prononcée par le conseil d’administration pour non paiement de la cotisation, dans un délai d’un an, ou pour motif grave, en particulier dans le cadre du non-respect des valeurs défendues par l’association. L’intéressé ayant été invité par lettre recommandée à se présenter devant le bureau pour fournir des explications.
ARTICLE VII – Les ressources de l’association comprennent :
a. Le montant des cotisations.
b. Les subventions de l’Etat, des départements, des régions, des communes et de tout autre organisme public.
c. Les dons manuels.
ARTICLE VIII – Conseil d’Administration :
L’association est dirigée par un Conseil d’administration, dont les membres sont élus pour 2 années par l’Assemblée Générale. Leur nombre est fixé par l’Assemblée Générale, par addition des nombres proposés par les votants, divisés par le nombre de votants, et arrondi à l’unité supérieure. Les membres sont rééligibles.
Le conseil d’administration choisit parmi ses membres, au scrutin secret, un Bureau composé au minimum de :
- un Président,
- un ou plusieurs Vice-Président(s),
- un Secrétaire et, s’il y a lieu, un ou plusieurs Secrétaire(s) adjoint(s),
- un Trésorier et si besoin est, un ou plusieurs trésorier(s) adjoint(s).
Ces fonctions sont cumulables, à l’exception de celles de Président et de Trésorier.
Le Conseil d’Administration est renouvelé tous les deux ans, à partir de la date de sa première élection.
En cas de vacances, le Conseil pourvoit provisoirement au remplacement de ses membres. Il est procédé à leur remplacement définitif par la prochaine Assemblée Générale. Les pouvoirs des membres ainsi élus prennent fin à l’époque où devrait normalement expirer le mandat des membres remplacés.
ARTICLE IX - Réunion du Conseil d’Administration
Le Conseil d’Administration se réunit une fois au moins tous les six mois, sur convocation du Président ou sur la demande du quart de ses membres, exprimée par voie écrite au siège de l’association.
Les décisions sont prises à la majorité des voix ; en cas de partage, la voix du Président est prépondérante.
Tout membre du Conseil qui, sans excuse, n’aura pas assisté à trois réunions consécutives pourra être considéré comme démissionnaire.
Nul ne peut faire partie du Conseil s’il n’est pas majeur.
ARTICLE X – Assemblée Générale Ordinaire :
L’Assemblée Générale ordinaire comprend tous les membres de l’association à quelque titre qu’ils soient affiliés. L’Assemblée Générale Ordinaire se réunit au minimum une fois chaque année.
Quinze jours au moins avant la date fixée, les membres de l’association sont convoqués par les soins du Secrétaire. L’ordre du jour est indiqué sur les convocations.
Le Président, assisté des membres du Bureau, préside l’Assemblée et expose la situation morale de l’association.
Le Trésorier rend compte de sa gestion et soumet le bilan à l’approbation de l’Assemblée.
Il est procédé, après épuisement de l’ordre du jour, à l’élection et à l’éventuel remplacement, au scrutin secret, des membres du Conseil.
Devront être traitées en priorité, lors de l’Assemblée Générale, les questions soumises à l’ordre du jour. Cet ordre du jour peut être composé avec la participation d’un membre de l’association, sous réserve que sa demande soit exprimée une semaine avant la tenue de l’Assemblée Générale. Une fois l’ordre du jour terminé, tous les membres peuvent faire part de leurs suggestions, et s’exprimer, dans le cadre de l’Assemblée Générale.
ARTICLE XI – Assemblée Générale Extraordinaire :
Si besoin est, ou sur demande de la moitié plus un des membres inscrits, le Président peut convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire, suivant les formalités prévues par l’article X.
ARTICLE XII – Règlement intérieur :
Un règlement intérieur peut être établi par le Conseil d’Administration qui le fait alors approuver par l ‘Assemblée Générale.
Ce règlement éventuel est destiné à fixer les divers points non prévus par les statuts, notamment ceux qui ont trait à l’administration interne de l’association.
ARTICLE XIII – Dissolution :
En cas de dissolution prononcée par les deux tiers au moins des membres présents à l’assemblée générale, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés par celle-ci et l’actif, s’il y a lieu, est dévolu conformément à l’article 9 de la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901.
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Par nchelay dans Bibliothèque le 23 Décembre 2011 à 11:25
Extrait du manuel "Introduction au Confortisme", par Nicolas Chelay.

V. LES DEUX BOULES DE NEIGE
L'économie actuelle bute sur un problème capitalistique : en accordant de faibles salaires pour augmenter ses profits, individuellement, elle génère une pauvreté collective elle-même coûteuse en services publics, et donc une charge fiscale sur le consommateur, qui a moins de moyens, encore, pour acheter les produits capitalistes. En un mot : la pauvreté fait bugger le système. Une économie de bouts de chandelle se traduit par une raréfaction de la demande, là où un accroissement du pouvoir d'achat signifierait une hausse potentielle du chiffre d'affaires global. Plus les clients sont riches, plus ils ont la possibilité de consommer des produits. Ce plan n'a jamais pu être mis en place - Pourquoi ? En premier lieu, par frilosité des entrepreneurs, axés sur le profit à court-terme, et deuxièmement parce qu'un tel accroissement du pouvoir d'achat engendre très généralement de l'inflation, qui viendra reprendre le gain nouvellement acquis - exemple : les négociations salariales suivant Mai 68.
Inflation et hausse des prix mises à part, donc, le pouvoir d'achat des individus dépend souvent exclusivement de leurs salaires. Il s'agit d'un point important. Une hausse des salaires accordée dans une société signifie moins de profits - mais quant à la société, elle signifie une hausse du pouvoir d'achat d'un individu ou d'un groupe d'individus, potentiels consommateurs. Si cette hausse est assortie d'un contrôle - voire blocage - des prix, il est donc théoriquement possible d'engendrer une "boule de neige" de commerce tel que le Venezuela a pu en connaître une récemment lorsque son taux de population vivant sous le seuil de pauvreté est passé de 80% à 50%. Voilà le but du Confortisme, engendrer cette bulle de commerce résultant de bonnes conditions de travail, de bons salaires, et de bons prix ! Nous pouvons l'appliquer en micro comme en macro économie. Commençons par la micro-économie, mais ne perdons pas de vue qu'un meilleur partage des bénéfices peut engendrer une hausse des bénéfices !
Cette idée n'est pas nouvelle : elle est empruntée au "multiplicateur" de Keynes résultant de l'augmentation des bas salaires, dans une économie plus axée sur la consommation que sur l'épargne. Cependant, là où Keynes voyait en l'Etat l'agent nécessaire à la poursuite de ce plan, nous affirmons que cette meilleure répartition, cette augmentation globale du pouvoir d'achat, peut se faire au moyen d'une plateforme mutualiste telle que le Confortisme, et par l'application de théories macroéconomiques basées sur des négociations tripartites - Etat, patronat, syndicats - comme cela a pu être le cas lors du Grenelle de 1968, assorties d'un contrôle des prix. L'avidité, la course au profit sur le court-terme de l'économie de marché ne peut engendrer qu'une pauvreté nocive pour cette même économie, à ceci près qu'un fort taux de chômage rend les travailleurs plus serviles, et fait baisser encore les salaires - par peur du déclassement.
La "main invisible" du marché, prise dans son aspect le plus réel, se résume donc à la peur du chômage et de la pauvreté pour le travailleur, à la recherche du profit commercial pour l'entrepreneur, au succès ou à l'échec d'un produit sur le marché. Si on porte foi, car il s'agit bien de foi, à la théorie de l'autorégulation des marchés, alors on obère totalement les crises économiques qui, si elles se résolvent, auraient tout aussi bien pu ne pas se produire ! Ces crises qui sont bien visibles à notre époque, comme celle des subprimes et du crédit à la consommation, tout cela n'étant qu'une modernisation de l'usure, c'est-à-dire d'emprunts à taux souvent variables s'établissant ultimement aux alentours de 20%, et assortis de frais ! En résumé, par exemple, on a cru pouvoir faire tenir un système financier basé sur la pauvreté et l'arnaque, une banque prêtant mille euros à un chômeur pour ensuite se faire rembourser par petites mensualités, et à un taux ahurissant, engendrant un remboursement très difficile de la somme empruntée. Les mensualités, de vingt euros admettons, grevées par l'usure et par les frais, ne remboursant que dix euros au final, ce qui fait que le souscripteur se retrouve avec une dette qui, soit, diminue très faiblement, soit augmente ! C'est le principe même de l'arnaque, d'accorder un service irremboursable ou hors de prix ! Et ceux qui professent la liberté des marchés se sont donc goinfrés de cette manne usurière fondée sur la crédulité des pauvres, sur les mathématiques, et sur un enchaînement qui, lui-même, a provoqué la faiilite de ces mêmes banques lorsque les marchés financiers, affolés par la perspective de ne pas voir ces dettes remboursées, ont revendu leurs stocks d'hypothèques et de prêts devenus "toxiques"; d'où une boule de neige bancaire dépressive s'adjoignant à une crise sociale sans précédent : des millions d'emprunteurs se sont alors retrouvés surendettés, expulsés, et dans tous les cas apauvris. C'est la destinée logique d'un système emprunteur mondial basé sur l'usure - à trop vouloir gagner d'argent, on tue la poule aux œufs d'or !
Et ce qui vient à peine de se produire - les crises des subprimes, du crédit à la consommation, et de la dette grecque - peut se réitérer demain sur les assurances-vie, sur les monnaies, et sur d'autres dettes ! Les clés sont la confiance du marché et la demande effective; dans un état de jungle, il est bon que le gibier soit abondant.
Nicolas Chelay.
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Par nchelay dans Bibliothèque le 23 Décembre 2011 à 11:23
Extrait du manuel "Introduction au Confortisme", par Nicolas Chelay.

IV. LA GUERRE ET L'EXEMPLE
Le vingtième siècle a été, de très loin, celui qui a été le plus meurtrier pour l'humanité; nous en sortons à peine. C'est aussi durant ce siècle qu'ont été expérimentés une grande part des droits dont nous jouissons aujourd'hui. De même que le 16e siècle, qui a tant vu les progrès scientifiques européens que de terribles guerres de religion, la dernière centaine d'années a vu naître l'ONU et l'ordinateur, tout autant que les génocides au Rwanda et au Soudan. Ce n'est donc pas la technologie, ou l'instauration de structures démocratiques mondiales (a minima), qui garantiront un monde sans atrocités.
Qu'est-ce, alors ? La guerre et l'exemple. Tout système qui ne respecte pas les conditions initiales de la démocratie, le rejet de la torture des opposants politiques par exemple, est le terreau idéal pour un modèle politique autocratique. Pour faire simple : Ceux qui sont arrivés au pouvoir, même par la voie des urnes, s'ils commencent à trier le peuple et à utiliser la terreur, ont peu de chances d'accepter de quitter le pouvoir à la faveur de ces mêmes urnes. Les autocrates sont nombreux aujourd'hui, en Afrique et en Asie notamment. Leurs régimes imposés par la force ne peuvent être combattus que par la force. De là, vient le terrible paradoxe que ceux qui veulent vivre dans un monde meilleur, et qui souvent sont pacifistes, doivent d'abord apprendre l'Art de la Guerre, et confier leurs rêves démocratiques à des structures militaires. Que font les militaires, une fois au pouvoir ? Généralement, ils le gardent, à leur tour !
La guerre et l'exemple. Car le rapport de force n'est pas tout. Les révolutions ont ceci de particulier qu'elles sont tantôt très faibles, et tantôt très fortes; C'est parce qu'il n'y a pas qu'un seul pays sur Terre. Dix pays peuvent croupir sous la dictature depuis un siècle. Mais qu'un seul se réveille, et les neuf autres, entraînés par la logique bien connue "La liberté ou la mort", jouant le tout pour le tout, ont des chances de s'en sortir également. Ce qui était presque inexistant hier devient, aujourd'hui, la nouvelle force politique. Pour un temps. C'est la valeur de l'exemple. Les êtres humains ne se battent pas seulement contre un système, ils veulent profiter également d'un modèle qui leur convient mieux. Ainsi, nous pouvons défendre la démocratie par les armes, c'est-à-dire par le pire et le plus nécessaire des moyens, ou par l'illustration, en organisant une option que d'autres pourront copier et adapter à leurs particularismes.
C'est cette voie que les confortistes doivent choisir, a contrario des communistes autoritaires et de leurs zones d'influence. Les confortistes ne sont pas là, à mon sens, pour être l'avant-garde du monde, la solution à tous les problèmes, celle qu'on ne pourra que choisir, mais pour être une base de repli, et un bon exemple pour les autres. C'est-à-dire que la substance du Confortisme n'est pas dans un rapport de force, mais dans ses idées, et dans leurs résultats. C'est-à-dire que la tâche du Confortisme n'est pas de détruire tous les autres systèmes, mais de persister comme une option que des peuples et des individus pourront choisir. Un parti unique confortiste est absurde; nous devons être nous-mêmes, tant originaux qu'inspirés par les différents courants de pensée politique passés, présent et à venir. Le cosmopolitisme confortiste est une nécessité, dans une dynamique expérimentale comme la nôtre. Nous ne voulons pas que l'Etat devienne tout-puissant, ni qu'il ne pallie plus aux dérives des marchés. Pour cette raison, différentes structures commerciales sont à élaborer et à pratiquer, bien qu'elles se rejoignent sur nos valeurs, de même que l'étiquette politique des confortistes se définira d'abord par la défense des deux voies : celle du bon commerce, et celle de la bonne politique. Comprendre : Avant de vouloir changer le monde, nous devons déjà faire la preuve de nos idées sur une petite échelle, appliquer nos valeurs, nous former à l'exercice public, nous inspirer de nos alliés et de nos racines intellectuelles, aider les causes qui nous sembleront proches des nôtres, et préférer une petite action pérenne à l'attente d'un grand soir qui, s'il vient jamais, peut encore favoriser des structures dictatoriales.
Petit à petit donc, progressivement, en écoutant chacun et en respectant, même, nos adversaires. Nous serons là parce que nous serons justes, et que nos produits seront excellents, parce que nos idées seront inventives et respectueuses de l'individu; pas parce que nous aurons, en un instant t, cumulé plus de la moitié des voix. La politique n'est pas tout ! Plutôt que de décevoir des militants qui réaliseront que, comme dans de nombreuses structures politiques, ils n'ont pas vraiment de pouvoir, nous voulons qu'un confortiste puisse être utile à la cause à tout moment, par son travail et par ses idées. Nous voulons qu'en-dehors des échéances électorales et des opportunités qu'elles offrent, nos militants ne soient pas seulement là pour tenir des banderoles. Nous voulons que le laboratoire politique confortiste fonctionne depuis son premier souffle, et se perpétue ! Que chaque individu qui le compose puisse y laisser sa marque, ainsi que le proclame notre slogan : "Par la preuve". Il s'agit donc pour celui qui veut enrichir ou modifier un élément de notre système, de faire la preuve de la justesse de sa vision, par l'argumentation et, s'il y a consensus, par l'expérimentation. Nous avons déjà réfléchi à de nombreuses pistes d'activités commerciales et politiques. Pourtant, cela ne pèsera, j'en suis sûr, pas très lourd face au potentiel inventif collectif futur. Vous n'avez pas besoin d'un chef ou d'une administration qui vous dise quoi faire - ce sont les autocrates qui sont ainsi ! Vous avez besoin d'une hiérarchie éclairée et attentive, éclairée tant par ses propres idées que par les vôtres, une organisation méritoire qui permette à ceux qui en ont les capacités, non de diriger mais d'orienter les autres, et de rejeter ceux qui ne respecteraient pas nos valeurs. Concrètement, nous capitaliserons les pistes commerciales et politiques, pour vous les redistribuer - c'est-à-dire que vous pourrez vous orienter entre différents métiers, et exprimer et apprendre la matière démocratique. L'Anarchisme est tentant, avec son organisation horizontale; Cependant, je propose que nous lui préférions un hybride, qui reconnaisse tant les mérites du travailleur que celui de l'entrepreneur, tant le travail du militant que celui du cadre.
Pourquoi ? Parce que nous avons besoin de référents et de personnes qui assument leur rôle, c'est-à-dire que nous ne pouvons nous connaître tous, et que le partage des tâches doit être bien effectué, lié par l'exercice démocratique permettant à chacun de proposer ses idées. Le réel se chargera de séparer le bon grain de l'ivraie, et les possibilités des illusions. Le profit (qui permet la redistribution) et la popularité démocratique seront nos seuls maîtres - nous devrons être rentables tout autant que philanthropes, afin de survivre, afin d'être élus !
Nicolas Chelay.
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Par nchelay dans Bibliothèque le 23 Décembre 2011 à 11:22
Extrait du manuel "Introduction au Confortisme", par Nicolas Chelay.

III. LA CHARTE
I. La compétence, le potentiel et l’assiduité des travailleurs sont les seuls critères de recrutement, et d’avancement au sein d’une entreprise confortiste. A travail égal, salaire égal, sous l’égide d’une même représentation. Toute forme de discrimination est passible de bannissement.
II. Toute personne ou toute structure ayant été bannie du Confortisme, se voit retirer le droit d’utiliser ce nom – hormis le droit de formuler des critiques à son encontre. Le Siège Central du Confortisme se réserve le droit de juger, de bannir et de réintégrer des membres en fonction des preuves, des témoignages et de tout élément, récent ou non, découvert ou présenté.
III. Tous les membres d’une structure incriminée sont jugés séparément. Si un seul membre banni par le Confortisme subsiste dans l’entreprise, passé ce jugement, l’entreprise n’est plus considérée comme confortiste. Les recours auprès du Siège Central, afin de modifier ce jugement, sont toujours accordés en cas de présentation de nouveaux éléments – mais durant ce processus, l’entreprise ne peut se déclarer confortiste.
IV. La qualité a un coût, mais elle n’a pas de prix. La satisfaction des clients est vitale. Les travaux de recherche et de développement sont encouragés, et peuvent être financés par le mutualisme confortiste.
V. Le Confortisme doit toujours utiliser le procédé, et les matériaux les moins polluants. La recherche de la qualité d’un produit se double donc d’une conscience aigue de l’impact de sa production, de son transport, de sa vente et de son utilisation sur l’environnement. Toute utilisation consciente de matériaux ou de procédés néfastes pour la santé des clients, des travailleurs, ou d’une tierce personne, est passible de bannissement.
VI. A mauvaise paye, mauvais travail ! Les salaires et conditions de travail de chacun sont déterminés par le processus démocratique confortiste, dans le respect de la législation existante. Outrepasser ce processus est synonyme de bannissement.
VII. La créativité des travailleurs est une composante essentielle de l’idéologie confortiste. Au sein du processus décisionnel, tout travailleur peut s’exprimer, afin d’améliorer l’activité de l’entreprise. Chaque remarque prononcée doit être enregistrée, et consignée. Le mutualisme confortiste favorise également la création de nouvelles structures.
VIII. Le Confortisme n’est pas une organisation syndicale. La syndicalisation des travailleurs est encouragée. Le point de vue syndical est pris en compte, au même titre que celui émanant d’une personne non-syndiquée, ou s’exprimant en tant qu’individu.
Nicolas Chelay.
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Par nchelay dans Bibliothèque le 23 Décembre 2011 à 11:19
Extrait du manuel "Introduction au Confortisme", par Nicolas Chelay.

II. L’ACTION
Le Confortisme, c'est d'abord la démocratie. Pour changer ou pour protéger le monde, il faut connaître son Histoire. Quelle est-elle ? Depuis toujours, l'esclavage et le travail forcé ont cours. Hier, il était ethnique ou racial, social, généralisé dans le monde, nourri par les premiers prisonniers de guerre au commencement, déportant des populations entières à son apogée. Puis, il a été régionalisé, se pratiquant à domicile à travers toute l'Histoire de la colonisation.
Aujourd'hui, il est étatisé comme en Chine et en Birmanie, traditionnel comme en Mauritanie, imposé dans la société occidentale aux immigrés et aux minorités. Aux Etats-Unis, une personne qui cumule trois emplois peut avoir du mal à s'en sortir, et il faut voir les travaux qui l'attendent !
On ne vit pas pareillement, à Rome, en tant que maître ou en tant que serviteur. La moitié de la population n'a pu s'exprimer qu'au début du 20e siècle, et n'a pu disposer pleinement de son corps il n'y a pas même cinquante ans; les femmes continuent encore à être discriminées en termes de salaire, de responsabilités et d'embauche. Nous devons lutter contre le travail des enfants, les réseaux de prostitution et les passeurs cupides, lorsqu'ils ne sont pas mortels. Les guerres déchirent le monde, la démocratie s'impose peu à peu mais se corrompt vite, et le droit de véto à l'ONU interdit de porter secours à certains Etats. Voilà le point sur nos sociétés actuelles, sur leur Histoire, sur les ignominies qui ont été perpétrées, entre deux génocides, entre deux empires. Depuis l'effondrement de l'Union Soviétique et de ses goulags, deux décennies seulement se sont écoulées, émaillées de terrorisme et de retour au fondamentalisme religieux. L'économie de marché triomphe, soutenue par l'économie asiatique. L'Europe s'est instituée, ainsi que toutes ses règlementations ; parmi lesquelles, la coupe drastique et récente dans le programme alimentaire aux démunis. Des centaines de milliards sont en question lors de crises économiques, et on parle de croissance tandis que quelques-uns de ces milliards suffiraient pour soutenir ces fameux démunis, et leur permettre de retrouver une situation. Dans le monde, un vent de contestation souffle, faible mais général. Nous voulons y contribuer, et s'il faut une étiquette, celle d' "altermondialiste" nous convient. Nous voulons un autre monde. Nous voulons échapper à la malédiction de Malthus, prédisant une famine terrible dans les siècles à venir, du fait de la raréfaction des ressources, et nous voulons l'obtenir par une bonne organisation, basée sur l'enrichissement financier et démocratique.
Comment y arriver ?
Il existe deux moyens, que nous devons emprunter :
Le premier consiste à travailler, à créer des entreprises et des structures qui permettront à nos idées d'être appliquées. Pour cela, un accord sur l'organisation et la mise en place des valeurs confortistes est à imposer dans toutes ces structures (voir le chapitre suivant, "La Charte"), sous la surveillance d'un Siège qui délivrera, ou non, le cachet "Confortiste". Nous verrons plus tard que ces formes d'autogestion et d'entreprenariat peuvent trouver leur place dans de nombreuses activités, que j'ai pu repérer personnellement, et que vous soumettrez à votre tour. La mutualisation des moyens et l'entraide peuvent nous permettre d'être réactifs et solides. Plus tard, l'utilisation de la robotisation et de l'automatisation peuvent laisser espérer un revenu commun également partagé entre les confortistes. C'est la voie du bon commerce.
Deuxièmement, les confortistes peuvent faire valoir leurs droits et défendre leurs idées par l'exercice politique. En cela, le Confortisme doit être une école, pour ses travailleurs, de Droit et de rhétorique. Il doit faciliter l'expression démocratique par le biais de tribunes ouvertes, dans toutes ses structures, face à l'opinion et aux pouvoirs publics. C'est la voie de la bonne politique.
Définissons un socle commun, résumé dans la Charte élaborée par les membres fondateurs :
1 / Des salaires profitables pour tous les travailleurs
2 / Pas de discriminations
3 / Une expression démocratique et syndicale encouragée
4 / Une production responsable sur le plan environnemental
5 / La mutualisation de la production et du financement
Voilà le plan que nous vous soumettons. A vous, maintenant !
Nicolas Chelay.
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Par nchelay dans Bibliothèque le 23 Décembre 2011 à 11:17
Extrait du manuel "Introduction au Confortisme", par Nicolas Chelay.

I. INTRODUCTION AU CONFORTISME
Comment rendre le monde meilleur ?
J'écris cette phrase, et je réfléchis. Que dire ensuite ? Je suis persuadé que des milliards d'êtres humains se sont penchés sur cette question. Je pense que ma voix peut s'ajouter à cette multitude, et que ce tout peut nous guider vers de meilleurs systèmes. J'écris et je ferai vivre ces écrits, car je crois que ce qui est tracé est assumé, et peut changer le cours des choses, malgré tout. Je me défends, tout d'abord, contre tout un tas d'injustices qui pourraient m'arriver, et je pense qu'il y a de la sagesse dans ce geste. Penser aux autres, c'est aussi penser à soi. Financer la recherche contre une maladie peut tout aussi bien sauver quelqu'un d'autre que soi-même. S'indigner, être ému par la misère, et être conscient de sa propre fragilité, sont des qualités. L'entraide et le bon travail peuvent jeter les bases d'une communauté qui pourra, elle-même, contribuer au bonheur général.
C'est là la définition du Confortisme.
Je le veux intégral, c'est-à-dire qu'il commencera depuis zéro, libre, unique, sincère. Je ne veux, en lui, que de bonnes personnes, des êtres prioritairement intelligents, qui y trouveront l'outil pour rejeter la servitude moderne. Voilà ce dont je rêve, et ce qui me permet d'apprécier la vie, la certitude que les êtres humains veulent une vie confortable, qui leur permette de s'épanouir et de se divertir, et qu'ils ont le potentiel de créer la plateforme qui leur permettra de l'organiser. Je parlais de tous ceux qui y ont déjà réfléchi. Inspirons-nous de leur exemple ! De Proudhon qui créa des banques pour les pauvres, au commerce équitable, en passant par toutes les expériences d'autogestion et de philanthropie !
J'ai dit que je voulais des gens intelligents. Que savez-vous du bonheur ? Qui, par ses œuvres, a contribué, selon vous, à l'accroître ? Qui a donné vos libertés, vos droits, qui vous a représenté en ce que vous aviez de meilleur ? Le savez-vous ? C'est de ces réponses que doit se nourrir le Confortisme, en premier lieu. Venez, montez sur l'estrade, et parlez-nous de ce qui a été positif, à votre sens ! La dictature, c'est d'abord le fait de se taire. Dix personnes peuvent changer le monde. Que dire de dix millions ? Voici la seule tâche que nous exigeons des confortistes : qu'ils réfléchissent, et qu'ils s'expriment ! Cette tribune est là pour nous tous, afin de proposer des pistes et de nous permettre de nous améliorer ! Afin de nous faire exister ! Aujourd'hui, j'y prends mon tour. Demain, je vous y écouterai avec attention. Mais, auparavant, souvenez-vous de la tâche qui vous incombe, si vous voulez nous rejoindre, et qui vous demande de produire un sujet d'étude, une bonne chose, une personne admirable, une invention, qui puisse nous enrichir ! Présentez cet article devant nous, acceptez qu'il soit archivé et disponible sur Internet afin qu'il contribue aux recherches confortistes, et rejoignez-nous ! Nous allons créer des entreprises, et personne chez nous ne mourra de faim. Comment ?
La spiruline est une algue hyper-nutritive utilisée déjà par les programmes d'aide alimentaire des Nations-Unies. Une algue, qui se développe, et ne demande que de l'eau et un peu d'entretien, et dont des petites doses riches en vitamines suffisent pour nourrir quelqu'un. D'autres produits, tels les pâtes, les pizzas, les pommes de terre permettent de se nourrir à peu de frais. Le travail collectif peut permettre d'assurer notre subsistance. Voici les bases de notre mouvement : développer un réseau d'habitation et d'entraide alimentaire, réfléchir sur le monde et sur l'Histoire, et créer des entreprises employant selon la priorité de bonnes conditions de travail. Puis, nous pourrons penser à une représentation politique. Le Confortisme doit pouvoir employer, loger, nourrir et instruire aujourd'hui, s'il veut, demain, changer le monde. C'est faisable, grâce à des idées comme la spiruline, ou des maisons à très bas coût, aux alentours de 5000 Euros, grâce à des brainstorming et à un travail rendu agréable. Pas à pas, nous voulons ériger une nouvelle société, plus juste et plus compréhensive. Plus réactive, également. Sur la base de la libre expression, le Confortisme se donne la charge de représenter toutes les voix constructives, tant qu'elles ne portent pas atteinte aux valeurs démocratiques.
Prenons un exemple : les créateurs de Ben and Jerry's, qui ont su s'insérer dans le secteur de la crème glacée, pour créer un produit aux parfums originaux, à succès, et qui a permis de réinsérer, aux Etats-Unis, d'anciens prisonniers et drogués, en leur offrant un emploi bien rémunéré. Aujourd'hui, ses créateurs dirigent une fondation axée sur le commerce équitable. Voilà ce qu'une entreprise sociale permet de faire ! Voilà ce que les anarchistes espagnols ou français ont pu mettre en place, en leur temps, des entreprises et des politiques qui permettent aux hommes de subvenir au mieux à leurs besoins !
Voilà ce que nous voulons créer. Voilà pourquoi nous avons besoin de vous.
Nicolas Chelay.
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