• Les Indignés français portent plainte

    Les indignés français portent plainte

       "Est-ce que se réunir en paix c'est troubler l'ordre public ?"

      C'est en substance, la question qu'ont posée vingt-trois Indignés en déposant plainte contre X hier devant le procureur de Nanterre. Défendus bénévolement par maître Christophe Ayela, ils accusent les forces de l'ordre "d'entraves à la liberté d'expression, atteintes volontaires à l'intégrité physique de la personne, non-assistance à personne en danger, destructions de biens et discrimination du fait du refus de recevoir les plaintes".

       Le 4 novembre dernier, les Indignés s'installent sur le campus de la Défense. Le campement, qui comptait d'une vingtaine à plusieurs centaines d'occupants selon les jours, a tenu jusqu'au 16 décembre, rythmé par les destructions régulières de la police. "Ils chargeaient tous les deux jours", explique Ilan, 19 ans. Lorsque le jeune homme veut déposer plainte au commissariat de Nanterre, on lui oppose un refus. D'autres accusent la police de mauvais traitements (coups de matraque, étranglements), mais avant tout, les Indignés veulent qu'on reconnaiise qu'il y a eu entrave à la liberté d'expression. "On avait le droit d'être là", affirme Valérie, 47 ans.

      La plainte se veut donc avant tout "un symbole". "C'est une première, explique maître Ayela. La justice va dire si l'on peut réprimer par la violence une manifestation pacifique." Le tribunal a troi smois pour juger de la recevabilité de la plainte. En cas de refus, Christophe Ayela a déjà prévu de saisir la Cour Européenne des Droits de l'Homme.


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :